Couple à la découverte du monde, quelque part en Asie du Sud-Est, un jour à la fois. Parce qu'il ne faut pas rêver sa vie, mais vivre ses rêves!
mercredi 27 juin 2012
Pakse, ville fantôme
C'est à regret que nous quittons Don Det, mais le voyage se poursuit et nous avons d'autres villes à voir! Donc, direction Pakse, histoire de ne pas faire un trop long trajet de bus jusqu'au nord. C'est une petite ville dont le tour a vite été fait. Elle nous semblait même un peu laissé à l'abandon. Nous avons voulu nous rendre aux plateaux Bolavens, mais comme c'est la basse saison, nous étions les seuls à vouloir y aller, ce qui rendait le tout très difficile. Nous avons donc profité du moment et du paysage, tout de même très intéressant. Nous avons également pris le temps de regarder les gens et leurs habitudes à moto. Les adultes portent des casques, alors que les enfants non. Avoir 8 ans et raccompagner ses amis semblent être normal. Être 5 sur une moto aussi! L'infirmière de trauma en moi stresse un peu quand elle voit cela, mais bon, on s'y fait! Nous avons découvert dans cette ville un resto nommé Delta Coffee où nous avons goûté un fabuleux café moka glacé, ce qui nous semblait inespéré ici! Nous avons vu le musée de la ville, mais faute d'explications en français ou en anglais c'était un peu difficile pour nous d'en comprendre le contenu. Ce fut quand même drôle lors de notre visite du Wat Luang de voir un moine se servir d'un weedeater. Bref, départ ce soir en bus de nuit pour Vientiane.
En route vers le Laos
Départ tôt ce matin pour Kratie en vue de rejoindre le Laos via la frontière au Nord du pays à Stung Treng. 8 belles heures dans un autobus. Ah l'Asie! Heureusement, le trajet fut relativement facile dans l'ensemble, sauf pour Charles qui ne supportait pas l'odeur des fruits pourris. On a vite constaté qu'en Asie, faute de connaissances du trajet, nous n'avons pas le choix de faire entièrement confiance aux gens d'ici, surtout quand pour une raison obscure, nous passons d'un bus voyageur à une minivan surpeuplée avec des sacs d'engrais pour voisins! Nous sommes arrivés à bon port, n'ayez crainte. Ils sont fiables. Nous sommes toujours arrivés à l'heure prévue au Cambodge, nous n'étions donc pas trop inquiets outre mesure. À Kratie, une horde de túk-túk nous attendait, comme d'habitude, mais comme la ville est petite, nous avons trouvé une guesthouse dans le temps de le dire et nous acons filé vers le bord du Mékong pour y admirer le coucher du soleil. Un repas sur le coin d'une rue partagé avec une cambodgienne de deux ans beaucoup trop enthousiaste. Après avoir piqué nos oeufs dans nos assiettes (nous n'étions pas mécontents d'ailleurs, nous sommes un peu tannés de manger des oeufs), elle s'amusait à frapper sur la table avec ses mains pour faire le plus de bruit possible et nous DEVIONS la regarder, sinon on se le faisait dire! Haha! Le lendemain matin, un autre trajet d'autobus nous attend. 2h dans une minivan surpeuplée encore, puis on nous dépose au beau milieu de nulle part en nous disant qu'un bus va venir nous chercher un moment donné. Ok. Attendons alors. 1h plus tard, un bus s'arrête et nous reprenons le chemin vers la frontière. Dans l'autobus, un Cambodgien qui s'occupe de faire les visas à la frontière nous dit que cela va nous coûter 55$ chacun vu que l'on est Canadiens, alors que malgré les frais du visa et les frais afférents (aka frais de corruption) devraient être de 45$. Je m'obstine, évidemment, sous le regard stressé de Charles qui voit le ton monter entre nous quand je dis que je vais descendre du bus pour faire mon visa moi-même et que je n'ai pas l'intention de lui laisser mon passeport! Ce faisant, il m'affirme que nous allons manquer le bus pour les 4000 îles et que nous serons pris à la frontière. Je ne change pas d'avis, malgré le fait que je sois un peu inquiète. Après avoir traversé la frontière cambodgienne (et payé les frais de départ du pays), passé devant le contrôle de santé sans s'arrêter (un autre frais supplémentaire) et avoir payé les frais d'overtime des douaniers vu que c'était samedi, nous avons été les premiers à obtenir nos visas. Le Cambodgien du bus a définitivement voulu nous arnaquer. Nous ne l'avons pas revu d'ailleurs. Nous n'avons pas trop rechigné quant aux frais contrairement aux autres, car comme nous a si "gentiment" mentionné le douanier "No money, no visa". Soulagement total à la réception de nos passeports,quoi que c'était un peu spécial d'être entre la frontière du Cambodge et du Laos sans trop savoir ce qui allait se produire. Une sensation de No Man's Land. Direction Si Phan Don aka 4000 îles, enfin! C'est pas peu dire, car cette région du pays est un vrai paradis et partout où l'on passe, les gens nous sourient et nous accueillent en nous disant : Sabaidy! Un petit bateau nous amène à Don Det où nous séjournerons 3 jours. N'ayant pas réservé de chambre à l'avance, on se laisse tenter par un bungalow où l'on est accueillis par des étrangers venus habiter l'un des bungalows depuis 2 ans de façon permanente, parce qu'ils ont été séduits lors de leurs nombreux passages ici. On se dit que ça ne soit pas être trop mal après tout. C'est ainsi que nous nous sommes confortablement installés dans nos hamacs respectifs avec vue sur le Mékong à regarder les pêcheurs, le coucher du soleil et à lire nos romans. Nous avons vécu notre premier orage du voyage ce soir-là et ce fut impressionnants, surtout du point de vue que nous avions de notre bungalow sur pilotis! Le lendemain, une ballade à vélo sur Don Khon a été des plus agréables. Les paysages étaient magnifiques, les chutes grandioses et l'endroit si paisible. Nous étions seuls au monde, ou presque si l'on pense aux nombreux boeufs croisés sur notre route qui cherchaient un peu de fraîcheur dans les quelques étangs que l'on pouvait trouver sur l'île! Fin de soirée dans les hamacs et souper avec la fille de Mama Dam, la cuisinière de notre complexe de bungalows, qui a ... 2 ans! Décidément, on les attire ces enfants! Comme il n'y avait plus rien à boire ce soir-là sauf de la Beer Lao, et bien, on s'est sacrifié! Meilleure bière de l'Asie du Sud-Est jusqu'à présent, si ce n'est pas la meilleure que j'ai goûté à vie.
jeudi 21 juin 2012
Angkor... WHAT?
Un bus de nuit nous a conduit jusqu'à Siem Reap. Le tùk-tùk de l'hôtel où nous résidions nous attendait et ce fut très apprécié surtout à 6h30 du matin! Après un détour à la pharmacie, un déjeûner sur Pub Street (la rue touristique de Siem Reap) et une douche, direction Angkor Wat à vélo. Nous ne savions pas dans quoi nous nous embarquions surtout en choisissant de faire le grand circuit. Au total, nous avons faits plus de 40 km sans manger et sous la chaleur intense. Enfin, ce fut agréable malgré tout. Le vélo avait pour avantage de nous permettre de nous arrêter au gré de nos envies à travers les majestueux temples du site et c'est peu dire. 2000 ans d'histoire, de culture et de ruines, c'est magique sans compter les singes que nous avons pu y voir. Par ailleurs, nous étions très peu nombreux sur le site, ce qui a contribué à rendre la visite encore plus magique. On se sentait seuls au monde! Bayon demeure selon nous, le temple le plus impressionnant avec ses magnifiques reliefs de visages suivi de Ta Prohm et ses arbres si imposants où Tomb Raider a été tourné. La fin de la journée a été un peu plus rude, constatant tout le chemin que nous devions parcourir pour revenir et considérant que la chaleur m'occasionnait beaucoup de nausées malgré toute l'eau que j'ai pu ingérer. Pour souper, une pho a contribué à me remettre sur pieds. En soirée, nous avons rendu visite à un québécois qui tient un bar à Shisha nommé le "Nomad Shisha Bar". Des discussions sur le conflit étudiant, le gouvernement québécois actuel et la politique en général ont su nous ramener chez nous le temps d'une shisha menthe/kiwi et d'un thé vert. Nous avons appris que le Cambodge est un pays très corrompu. Voulez-vous la citoyenneté de ce pays? Impossible à moins de faire un don d'honneur de 50 000$, rien de moins. Vous voulez une moto ? Pas moyen d'en acheter une. Sauf si vous payez les policiers. Autre pays,autres moeurs comme on dit! Le lendemain, nous n'avons pas fait la même erreur. Nous avons loué les services d'un chauffeur et de son tùk-tùk pour la journée pour visiter les temples d'Angkor que nous n'avions pas eu le temps de visiter la veille. Encore une fois, nous avons semblé être les seules personnes sur le site. Wow. Quels instants magiques gravés dans nos mémoires. D'autres moments aussi le resteront comme ces enfants qui passent la journée à venir nous voir pour nous demander d'acheter leurs différents produits avec une intonation qui a failli nous faire craquer plus d'une fois : "Lady, you want to buy this from me? Where are you from? You can speak two languages, french and english! Why don't you want to buy? Maybe later?" Malheureusement, nous savons très bien que l'argent ne leur revient pas. Nous avons appris que notre chauffeur désigné pour la journée gagnait que 80$ par mois. Je vous entends déjà me dire que le coût de la vie est moindre, mais faites le calcul. 80$ par jour c'est moins de 3$ par jour. C'est si peu. On s'est senti mal, on lui a laissé un pourboire (qui n'est pas usuel ici), qu'il a semblé apprécier. Pour souper, Charles s'est laissé tenté par un Lok Lak, repas typiquement khmer et moi j'ai mangé la meilleure soupe Tom Yam de ma vie! La dernière journée à Siem Reap a été dédié à remettre nos systèmes digestifs respectifs sur pieds avec soupes et repos. Nous en avons profité pour faire quelques achats dans le vieux marché vu que notre départ pour le Laos est imminent et nous avons profité d'une dernière soirée dans les rues si animées de Siem Reap.
Sihanoukville, ville aux milles plages
À notre arrivée à Sihanoukville, on a rapidement constaté que ce n'était pas une ville à visiter, mais une ville où il fait bon vivre. Les touristes sont nombreux, les plages sont belles et les vagues impressionnantes. On a vite compris que ce ne serait pas notre ville préférée, car elle n'a rien d'unique contrairement à Kampot ou Phnom Penh. Mais le fait de pouvoir se détendre un peu pour ralentir le rythme effréné des visites du dernier mois nous a plu surtout lorsque j'ai constaté que je ne pouvais plus ouvrir l'oeil droit dû à un orgelet. Au beau milieu de nulle part, quand il n'y a pas d'hôpitaux et que les cliniques utilisent du soluté de serpent, c'est pas rassurant. Heureusement, cet orgelet, bien que fort désagréable est bénin et qu'au moment d'écrire ces lignes, il a presque disparu grâce à l'onguent antibiotique que j'ai trouvé à Siem Reap! Nous avons particulièrement apprécié les soirées BBQ sur le bord de la plage à manger et boire de la Angkor pour 50 sous!
Kampot, l'authentique
Moins de 5h ont suffi pour nous mener à Kampot, un village campagnard situé au sud-ouest du Cambodge. On ne pouvait pas demander mieux pour apprécier ce pays. Nous avons été les premiers surpris lorsque nous sommes arrivés à l'heure, ce qui n'arrivait jamais au Vietnam! Nous avons déposé nos bagages à notre guesthouse et parcouru les quelques rues qui constituent ce magnifique petit village, puis nous nous sommes arrêtés dans une petite maison où ils servaient du poulet au cari et ne parlaient pas un mot d'anglais. Le langage des signes nous a bien servi! Le soir venu, nous avons pu admirer l'heure exquise comme dirait quelqu'un que l'on connaît bien (ou le coucher du soleil pour les autres) sur le bord de l'eau avec une vue magnifique sur le Mont Bokor. Un petit souper de crabe au poivre de Kampot et un massage khmer par de sympathiques masseurs non-voyants ont contribué à bien conclure la soirée. Le lendemain, nous avons pris part à une excursion vers Kep incluant la visite d'un village flottant de la tribu musulmane Cham, de la grotte de l'éléphant blanc, d'un champ de sel et d'une plantation de poivre. La soupe de crabe que nous avons dégusté sur le bord de l'eau fut des plus délicieuses. Nous avons pu voir les femmes aller chercher les crabes vivants dans la mer! Rabbit Island, une île près de Kep fut notre destination finale. À titre informatif, il n'y a plus de lapins sur l'île, puisqu'ils les ont tous mangés selon le guide. La baignade et la détente furent à l'honneur... Encore! Qui a dit que la vie était difficile? Le trajet en bateau pour s'y rendre a été mouvementé. Nous étions certains de chavirer tellement les vagues étaient fortes et le bateau semblait si peu solide. Pourtant, il n'en fut rien. Il faut croire qu'ils sont habitués! Ce fut assez cocasse de voir Charles essayer d'ouvrir une noix de coco en la lançant par terre à de multiples reprises sans jamais y parvenir et abandonner parce que trop épuisé. T'as juste pas la technique Charles! Haha!
vendredi 15 juin 2012
Phnom Penh, une ville charmante ou presque!
Départ pour le delta du Mékong à 7h ce AM. Après quelques heures de transports, nous avons pu voir le marché flottant qui est assez impressionnant, mais aussi peu chalandé en raison de l'heure oùous y sommes allés. Les activités s'y déroulent plutôt vers 5h le matin. Ici, on y retrouve de l'ananas pour 10 sous le kilo, des melons d'eau pour 10 sous le kilo, par exemple. Ensuite, nous avons vu comment les habitants du delta font des bonbons à la noix de coco et des feuilles de riz. Fort intéressants! Puis, l'heure du lunch est arrivée avec comme arrière-plan un serpent de 3m ... Dans une cage, heureusement! Ici, ils font de l'alcool avec ceux-ci. On avait la possibilité d'y goûter, mais ouf... Non merci! Au menu en après-midi, la visite d'une ferme de crocodile. Prière de ne pas trop s'approcher de ces reptiles, parce qu'ils sautent! La journée s'est terminée à Chau Doc, ville de transition pour passer la douane cambodgienne. Le souper fut des plus délicieux dans un restaurant nommé Baybong où nous avons mangé des fameux Hotpots aux fruits de mer et au bœuf. Enfin, dodo dans un hôtel flottant! Le lendemain, le guide nous annonce que nous n'avons pas le temps d'aller avoir le peuple Cham tel que prévu à cause des vagues... (où ça des vagues???) Donc, départ pour Phnom Penh. Le trajet qui devait prendre 3h en à pris 7h. Mais, apparemment que c'est chose courante avec la compagnie Delta Adventure Tours. À éviter, si vous allez au Vietnam. En plus,le guide s'est pris une commission lorsque nous avons faits nos visas pour le Cambodge. Étant habitués avec les façons de faire au Vietnam, nous ne nous sommes pas trop plaints contrairement à d'autres qui n'en revenaient tout simplement pas. Selon nous, ces expériences et mauvaises aventures font partie du voyage. Charles appelle cela les colonnes gains/pertes, même si plus souvent qu'autrement ces aventures se retrouve dans la dernière colonne. À notre arrivée à Phnom Penh, nous ne nous sommes pas faits priés pour prendre un túk-túk (moto avec une genre de cabine à l'arrière) vu la chaleur. Dans la rue c'est tout ce que l'on entend :"Sir, túk-túk? Lady, túk-túk?" Nous avons visité la ville à pieds, sous la chaleur accablante. Un petit arrêt dans un resto indien nous a fait le plus grand bien car nous n'avions pas mangé depuis plusieurs heures. Par ailleurs, les gens ne klaxonnent pas vraiment ici. Quel bonheur! La ville semble également plus propre et plus aérée que Hanoi ou Saigon. Il y a beaucoup d'espaces verts. Nous avons croisés de nombreux moines et les trouvons très élégants dans leur robe rouge et orange. Le bord de la rivière Tonlé Sap est plutôt intéressant surtout avec les cours de Zumba qui s'y donnent en plein air! La nuit fut rude pour moi ce soir là, constatant la présence de punaises dans mon lit et de nombreuses morsures le lendemain matin. Les hôtes ont semblé avoir réglé le problème la nuit suivante, mais j'en doute un peuvu la résistance de ces insectes. Ce jour là, nous avons visité le musée national où bouddha est à l'honneur sous toute ses formes (assis, debout, couché). C'est un lieu paisible. Ensuite, visite du palais royal et de la pagode d'argent. Un site enchanteur arborant une architecture des plus spectaculaires, très différente de ce que l'on a vu précédemment. Les temples Phnom et Ounalom ont également faits partie de nos visites, quoique moins impressionnants. Pour finir, nous avons visité le musée du génocide de Tuol Sleng. Autant j'ai pu être révolté contre la torture au musée des souvenirs de guerre de Saigon, autant j'étais hors de moi ici. La violence des Khmers Rouges envers la classe élite du peuple cambodgien est révoltante et totalement gratuite. Porter des lunettes était une bonne raison pour être liquidé et les moyens de torture me laissent sans mot tout autant que les crânes et os qui y sont exposés. Encore plus révoltant de savoir que Pol Pot , le leader a vécu de beaux jours en Thaïlande jusqu'en 1998 après sa fuite du Cambodge lors de l'intervention vietnamienne pour arrêter cette tuerie! Après cette journée chargée en visites, nous avons mangê dans un petit resto sympathique, assis sur des cousins par terre avant de revenir à l'auberge nous coucher. Départ pour Kep et Kampot demain.
mardi 12 juin 2012
Saigon et son histoire
Dernier arrêt de l'open-bus tour = Saigon ou Ho Chi Minh Ville. C'est comme vous préférez, mais nous on préfère Saigon après avoir lu sur l'histoire de la guerre du Vietnam. Mais avant toute chose, le bus nous avait réservé une dernière surprise ... Evidemment! On nous a oublié. On m'a dit que la réservation était pour 1h30, mais sur le billet c'est 8h. De toute façon j'avais confirmé par téléphone la veille et c'était bien 8h. J'ai comme l'impression qu'on a essayé de nous en passer une... Encore une fois. Mais sachez que malgré ces mésaventures d'autobus, nous apprécions le Vietnam et ce, pour plusieurs raisons ; les paysages, la plupart des gens que l'on croise sur notre route, la nourriture, les odeurs. Bref, les points négatifs sont peu nombreux. Ceux-ci concernent bien souvent les services locaux de transports et les tours, mais sinon c'est tout. Finalement, il y avait 2 places disponibles à 8h apparemment donc nous pouvons nous rendre tel que prévu. À notre arrivée à Saigon, on nous accueille chaleureusement. Il paraît que c'est la journée Crazy Sunday à notre guesthouse, on nous y invite donc le soir à savourer un repas gratuit et à participer à différentes activités avec d'autres backpackers à notre retour du musée des souvenirs de guerre (autrefois appelé musée des atrocités de la guerre). Le musée comme tous les autres musées au Vietnam en est un où la propagande y est flagrante. On ne compte plus les symboles du communisme ni les photos de Ho Chi Minh depuis le début de notre voyage. Le musée contient seulement les atrocités commises par les Américains envers les Vietcongs. Bien sur, on ne voit pas l'envers de la médaille, le point de vue des Vietnamiens du sud. Par ailleurs, les Vietcongs affirment qu'ils sont entrés en guerre pour la oibération du sud du Vietnam contre la résistance américaine alors qu'un Vietnamien ayant combattu pour le sud, et avec les américains par le fait même, affirme que c'est tout à fait faux et qu'ils se battaient car on voulait leur imposer une dictature communiste. Cette même personne nous a fait réfléchir en nous disant que seulement les gagnants font partie de l'histoire et qu'on ne parle jamais des perdants... Sachez également qu'il n'existe qu'un parti au Vietnam et qu'il est interdit d'en créer un autre. Démocratie? Pas sûre... Les images de ce musée demeure à mon sens très difficiles à regarder que l'on soit d'un côté comme de l'autre.
Après une petite visite de la ville, nous retournons à la guesthouse. Plusieurs activités m'ont permis de gagner une nuit dans cette même guesthouse et nous avons pu rencontrer et échanger avec des gens des quatre coins du monde. Une bière ou deux ont contribué à bien terminer la soirée dans un petit bar du coin où celle-ci coûtait la modique somme de 50 cents.
Le lendemain, nous avons visité les tunnels de Cu Chi, là où la guérilla des Vietcongs s'est installée pour la soi-disant libération du sud contre les États-Unis. Leur système était, on doit se l'avouer, fort ingénieux, mais pas pour les claustrophobes! Charles y est allé, moi non. Il fallait être accroupi pour pouvoir les traverser. À noter qu'ils ont été agrandis pour les touristes, mais qu'à l'origine, il fallait y ramper! Encore une fois, on nous montre une vidéo où la propagande est de mise. Le guide nous mentionne qu'il a dû subir une "rééducation" vu qu'il a combattu pour le sud, ou ce qu'on appelle communément un "brainwash". Ho Chi Minh demeure pour lui un dictateur. Sa photo est partout. Dans tous les lieux publics, les lieux privés. Partout. Donc pour nous, après analyse de la situation, HCMV est vite devenue Saigon, car la ville comme nous le savons, à pris le nom de ce chef communiste. Enfin,nous avons visité le palais de la réunification. Même histoire ici.
Pour souper, nous avons mangé notre meilleure pho du Vietnam et avons magasiné quelques souvenirs. Puis, nous avons proposé à Nick, un américain que nous avons rencontré, d'aller prendre une bière ou deux dans un petit bar du coin. Nous nous sommes retrouvés 9 ! C'était fort agréable, mais le retour fut tardif. Il était près de 3h15 quand nous sommes rentrés. Dire que notre bus part à 7h pour le delta du Mékong. Ouf. On est jeunes qu'une seule fois! L'une des meilleures soirées de notre voyage sans contredis.
Mui Ne, l'exotique
C'est le départ de Dalat pour Mui Ne. Le trajet en autobus n'est même pas encore commencé que ça s'annonce mal. Sur le billet, l'heure inscrite pour le départ était 13h30, on nous apprend lors de notre confirmation que c'est plutôt vers 7h30. Intrigant...mais bon. Nous arrivons à la station d'autobus où était stationné un autobus dans un état de délabrement très avancé, un immense trou dans la porte (ressemble l'impact d'une motocyclette). Il ressemble beaucoup plus à un autobus local qu aux autobus voyageurs habituels. Les 5 voyageurs étrangers, dont 3 russes, sont confinés à l'arrière avec les bagages. Nous finissons par partir, mais au bout de 20 minutes, nous nous arrêtons au beau milieu d'un petit village pour 20 minutes. On ne se rendra jamais à ce rythme là. On finit par réaliser que nous changeons d'autobus dû à un bris sur le nôtre. Au même moment on réalise que les vietnamiens ne semblent pas très portés sur leur environnement. Une femme d'environ 40 ans monte à l'intérieur du bus pour manger ses arachides, mais à notre plus grand désarroi, elle jetait ses écailles directement sur le plancher de l'autobus. Le plus long trajet d'autobus de tout le Vietnam ne fait que commencer alors que nous n'avons que 200 km à parcourir. En montant dans le nouvel autobus, les cinq étrangers se retrouvent encore une fois à l'arrière. Sauf que cette fois-ci, les bancs étaient en très mauvais états. L'espace disponible pour les jambes semblaient infinitésimale. Les 3h à venir semblaient soudainement beaucoup plus longues. Nous finissons par entamer notre trajet, sauf que toujours de surprises en surprises, nous empruntons la vielle route plutôt que l'autoroute pour des raisons inexpliquées. Les 3h supposées se transformèrent en 6h dans des chemins serpentants les montagnes et vallées. Nous finissions par arriver à Mui Né. À l'arrivée nous découvrons un joli village sur le bord de la mer de Chine. Les seuls établissents d'hébergement disponibles sont des Resort. Des vrais petits paradis, chambres coquettes avec que palmiers et quelques pas seulement nous séparent de la plage et de ses belles grosses vagues. La baignade fut des plus amusantes dûes aux vagues plutôt impressionnantes. L'eau est turquoise, rien de moins. Le lendemain, nous partons à l'aventure à bord d'un jeep ayant fait la guerre, mais c'est cocasse. À l'ordre du jour : le Fairy Stream, les dunes de sables rouges et blanches ainsi que le village de pêche. Le premier arrêt nous fait découvrir une étendue d'eau dans laquelle nous nous promenons pieds nus à travers des montagnes de sable orange. De toute beauté, et plutôt agréable pour les pieds! Par la suite, le vent s'élève alors que nous nous rendons vers les dunes. Il semble y avoir une tempête de sable. Toute une expérience comme dit Michelle, l'anglaise qui fait partie de la même excursion. La douleur est intense lorsque le sable vient frapper nos jambes lors de notre ascension sur les dunes. Cela ne nous a pas empêché de faire du crazy carpet! C'est assez inusité. Moins rapide que sur de la neige mais une toute autre sensation que de descendre sur du sable. À ce moment, le ciel était d'un noir assez sombre ce qui rend nos photos plus que magnifiques. Dommage que je n'arrive pas à les mettre sur le blog. Puis, le beau temps est revenu pour les dunes de sable rouge. Le village de pêche quant à lui était calme, puisque l'activité se déroule à l'aube et non pas en après-midi. Nous avons fait la découverte d'un charmant resto sur le bord de la mer et y sommes retournés à 2 reprises. Le genre de resto où tous les fruits de mers frais s'y trouvent, étalés sur un présentoir et où nous avons qu'à choisir ce que nous voulons. Un hotpot aux fruits de mer (genre de soupe aux légumes, crevettes et calmars), du crabe au tamarin, des rouleaux de printemps aux crevettes et des nouilles frites aux légumes ont constitué le menu des deux derniers jours. Demain, départ pour Saigon!
vendredi 8 juin 2012
Dalat, l'unique
Première surprise de la journée, le bus ne nous a pas ramassé tel que prévu à l'hôtel, car je n'ai pas bien prononcé le nom lors de la réservation. Oh surprise, je ne parle pas vietnamien. Open-bus tour au Vietnam = bonne idée, mais il faut choisir sa compagnie, ce que nous ne savions pas vu qu'on nous l'avait recommandé à notre arrivée à Hanoi. Deuxième aurprise : après avoir réglé ce petit souci technique, on se retrouve dans un bus d'une autre compagnie tout droit sortie de la ferraille. Heureusement, nous sommes arrivés à bon port. Nous y avons trouvéune ville tout à fait différente c'est-à-dire qu'on y retrouve une architecture française, ce qui est charmant. D'un autre côté ce fut bien plaisant de chercher notre hôtel alors que les rues changent de noms aux 2 minutes même si nous n'avons pas changé de direction et alors que les numéros de porte ne sont pas en ordre. Pas la peine de demander à quelqu'un dans la rue, ils nous induisent toujours en erreur. Le groupe de motos du coin, appelé Easy Riders, qui offrent des tours, nous ont gentillement guidés, mais furent insistants ensuite, car ils voulaent qu'on réserve avec eux. Ici, rien n'est gratuit, pas même une information. Ensuite, il s'est mis à pleuvoir. Ici, rien de surprenant. Nous avons donc tranquillement dégusté une pho avant de reprendre la route une fois l'averse passée. Nous avons visité le palais d'été du roi Bao Dai, mais peu intéressant on doit se l'avouer pour ensuite se diriger vers la Crazy House Nga, une maison d'une architecture plus que particulière qui nous a rappelé l'oeuvre de Gaudí en Espagne! Wow! Une petite pause au lac nous a fait le plus grand bien. De jeunes vietnamiens apprenant l'anglais sont venus nous jaser, histoire de pratiquer. Ils voulaient nous inviter à dîner le lendemain, mais notre départ pour Mui Ne était à 7h AM. Une échange de courriel a donc complété la discussion. Nous avons ensuite marché un bon moment à travers la ville pour finalement nous contenter d'un bon repas dans un petit resto du coin. Au fait, on se fait toujours prendre en photos par les Vietnamiens, Charles nous appelle les phénomènes de foire. Parfois, ils sont subtils, d'autres fois vraiment pas. Ma stratégie pour désamorcer la situation malaisante : sourire et faire un signe de peace, ce qui les amuse. En passant, si vous avez instagram suivez-moi : cathlego. J'arrive à y publier des photos!
Nha Trang à 45 degrés
Le bus de nuit ne fut pas trop pénible, voire même relativement agréable. À notre arrivée, nous avons loué des vélos pour visiter la ville connue pour ses plages. Premier stop: une cathédrale. Très jolie, mais sans plus. Elle était très similaire à ce que nous voyons au Québec. Deuxième stop : une pagode avec un bouddha de 14m de hauteur. Franchement impressionnant. Les moins étaient en pleine cérémonie c'était fascinant de les voir chanter. La route pour s'y rendre fut moins fascinante. Je m'explique. Parcourir une grande ville à vélo au beau milieu du trafic comprenant motos, taxis et camions c'est plutôt intense. Surtout quand il fait pas moins de 45 degrés. Malgré la crème solaire, un vietnamien n'a pu s'empêcher deme faire remarquer que j'avais changé de couleur. Troisième stop : Po Nagar Cham Towers, des tours érigées pour les déesses du pays. Calme et paisible comme endroit et d'une beauté hors du commun avec vue sur la ville, la plage et les nombreux bateaux accostés au port. Ensuite, nous avons voulu prendre un bain de boue, mais le prix était ridiculement élevé. La plage a donc servi de second violon. Celle-ci était déserte. C'était presque silencieux... Pour une fois! Il n'y avait que quelques bruits de klaxons ici et là. Sur le chemin du retour, un petit resto style BBQ où l'on pouvait faire cuire nos aliments nous-mêmes nous a servi de dîner et de souper vu la journée chargée. Le lendemain,nous avons pris un tour en mer pour visiter les îles avoisinantes comprenant baignade, snorkeling et visite d'un aquarium. Voir les coraux et les poissons de si près a été une expérience magique. Le moment où Charles s'est fait piquer par une méduse le fut moins,mais rien de grave heureusement. Par ailleurs, nous avons remarqué que les Vietnamiens adorent chanter, sauf que pour la plupart c'est désagrable à entendre, chose qu'ils n'ont pas compris! Au retour, nous avons découvert un restaurant extraordinaire : Lanterns. Les gens y sont si chaleureux et la nourriture si bonne. Pour moi : boeuf aux ananas servi dans l'ananas elle-même en guise de bâteau et poulet au lait de coco pour Charles dans la noix! Belle soirée à Nha Trang avec pour finir une petite ballade sur le bord de la plage alors que tout est illuminé. Direction Dalat demain!
lundi 4 juin 2012
Hoi An, ville aux milles lanternes
Le trajet en autobus fut étonnement plus agréable, nous en avons profité pour lire un peu. À notre arrivée à Hoi An, nous avons été surpris par le calme et la beauté de cette ville où chaque rue est illuminée par des lanternes de tailles et de couleurs différentes. Par contre, on constate immédiatement que c'est une ville beaucoup plus touristique que les autres. Il nous aura fallu moins de 5 minutes pour comrendre qu'ici, l'attraction majeure est laconfection de vêtements sur mesure. Nous avons donc déambulé à travers les multiples ruelles afin de trouver ce qui ferait notre bonheur. Nous avons convenu revenir le lendemain pour réfléchir aux différentes offres. La nuit porte conseil à ce qu'il paraît. Nous avons terminé la soirée dans un petit resto à manger les repas locaux : Cao Lau (porc, fèves germées et nouilles) et White Rose (pâte de riz frites à saveur de crevette, le tout dans une ambiance des plus intéressantes. Le lendemain, nous sommes retournés pour choisir nos vêtements. Quelques négociations et mesures plus tard, nous avons commandé un veston et une chemise pour Charles et deux robes pour moi (incluant la fameuse Windy Dress dont j'ai tant parlé). Nous ne savions pas trop à quoi nous attendre. Quoi qu'il en soit, nous ne pouvions voir le résultat que le le demain. Nous sommes donc allés la plage Cua Dai à pieds, pensant que ce serait tout près. Il nous aura fallu plus de 1h15 pour s'y rendre. Ce fut agréable malgré tout. La plage était belle, mais l'eau était peu rafraîchissante. Charles est retombé en enfance. Il était beaucoup trop enthousiaste à l'idée de faire un château de sable. Ce samedi soir avait lieu la légendaire soirée de la pleine lune à Hoi An, une soirée festive où nourriture, musique et lanternes sont à l'honneur. C'était magique. Nous avons acheté une lanterne et l'avons mis à l'eau au profit d'enfants vivant dans la pauvreté. Puis, nous avons pu essayé nos vêtements ce matin. Le résultat est impressionnant, car il correspond exactement à ce que nous avions demandé. Ne reste plus qu'à attendre l'autobus qui nous mènera à Nha Trang cette nuit. Espérons que cette fois, nous pourrons dormir, mais j'en doute.
vendredi 1 juin 2012
Motorbike et circulation déroutante
Au réveil, il pleuvait à boire debout. La joie. Et nous qui voulions aller à Tam Coc en motorbike à 10 km de Ninh Binh. Heureusement, nous savons qu'ici, il ne pleut jamais très longtemps. Le temps de prendre un bon déjeûner et puis, c'était déjà fini. Puis, est venu le moment fatidique : monter sur un motorbike manuel et conduire au Vietnam, là où l'on circule de façon tout à fait aléatoire. Laissez moi vous dire que je me suis vangée! Oh que oui. J'ai littéralement abusé du klaxon et j'ai ressenti une grande satisfaction. Charles assit derrière était mort de peur, mais bon, c'est un détail. C'est lui qui ne voulait pas conduire. Nous avons réussi à nous rendre à Tam Coc, qualifiée de Baie de Halong terrestre. C'était magnifique. Nous avons passé deux heures sur une petite chaloupe à naviguer entre et à l'intérieur de ces gigantesques rochers. Seul point négatif : on essaie toujours de nous vendre mille et un coussins et ce, malgré nos refus constants. Ils sont insistants quand il s'agit de vendre. Facile de poursuivre notre route quand on est à pieds, mais plus difficile à bord d'une chaloupe. Nous avons dîné dans un petit restaurant local et c'était délicieux. Au menu : bœuf grillé aux champignons pour moi et aux ananas pour Charles. Le retour en motorbike a été beaucoup plus facile. Le garçon de notre guesthouse avait l'air étonné de nous voir de retour. Ninh Binh est une ville plutôt inintéressante dans l'ensemble. Elle semble être un transit pour aller à Tam Coc et au parc Cuc Phuong. Le soir venu, ce même garçon et son père ous ont amenés à ce qui nous servait d'arrêt d'autobus pour Hué. L'endroit était peu éclairé et sur le bord de l'autoroute. On était au beau milieu de nulle part et doutions de pouvoir nous rendre à destination. Heureusement, le sleeping bus est arrivé une heure plus tard que prévu. Dieu seul sait comment ils ont réussi à nous localiser. Le trajet ne fut pas des plus reposants. Le chauffeur freinait brusquement et klaxonnait sans arrêt. Le trajet qui devait prendre 8h en a pris 12 et Charles dit qu'on a presque fait un face à face. Bienvenu au Vietnam! À notre arrivée à Hué, parce qu'on s'est finalement retrouvé à bon port, le staff de notre guesthouse nous a accueilli comme des rois : jus de mangue frais, mangue fraîche et ventilateur (nous devions avoir l'air d'avoir chaud je suppose!). L'une d'entre eux tentait de nous faire la conversation en français. Après une bonne douche, nous avons été visiterla Citadelle et les tombes de la dynastie NGuyen. Ces endroits furent d'un calme et d'une beauté reposants. Pizza pour souper. Oui oui. On en avait envie. Direction Hoi An aujourd'hui où nous passerons 2 nuits, histoire de ralentir un peu.
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