mercredi 27 juin 2012

En route vers le Laos

Départ tôt ce matin pour Kratie en vue de rejoindre le Laos via la frontière au Nord du pays à Stung Treng. 8 belles heures dans un autobus. Ah l'Asie! Heureusement, le trajet fut relativement facile dans l'ensemble, sauf pour Charles qui ne supportait pas l'odeur des fruits pourris. On a vite constaté qu'en Asie, faute de connaissances du trajet, nous n'avons pas le choix de faire entièrement confiance aux gens d'ici, surtout quand pour une raison obscure, nous passons d'un bus voyageur à une minivan surpeuplée avec des sacs d'engrais pour voisins! Nous sommes arrivés à bon port, n'ayez crainte. Ils sont fiables. Nous sommes toujours arrivés à l'heure prévue au Cambodge, nous n'étions donc pas trop inquiets outre mesure. À Kratie, une horde de túk-túk nous attendait, comme d'habitude, mais comme la ville est petite, nous avons trouvé une guesthouse dans le temps de le dire et nous acons filé vers le bord du Mékong pour y admirer le coucher du soleil. Un repas sur le coin d'une rue partagé avec une cambodgienne de deux ans beaucoup trop enthousiaste. Après avoir piqué nos oeufs dans nos assiettes (nous n'étions pas mécontents d'ailleurs, nous sommes un peu tannés de manger des oeufs), elle s'amusait à frapper sur la table avec ses mains pour faire le plus de bruit possible et nous DEVIONS la regarder, sinon on se le faisait dire! Haha! Le lendemain matin, un autre trajet d'autobus nous attend. 2h dans une minivan surpeuplée encore, puis on nous dépose au beau milieu de nulle part en nous disant qu'un bus va venir nous chercher un moment donné. Ok. Attendons alors. 1h plus tard, un bus s'arrête et nous reprenons le chemin vers la frontière. Dans l'autobus, un Cambodgien qui s'occupe de faire les visas à la frontière nous dit que cela va nous coûter 55$ chacun vu que l'on est Canadiens, alors que malgré les frais du visa et les frais afférents (aka frais de corruption) devraient être de 45$. Je m'obstine, évidemment, sous le regard stressé de Charles qui voit le ton monter entre nous quand je dis que je vais descendre du bus pour faire mon visa moi-même et que je n'ai pas l'intention de lui laisser mon passeport! Ce faisant, il m'affirme que nous allons manquer le bus pour les 4000 îles et que nous serons pris à la frontière. Je ne change pas d'avis, malgré le fait que je sois un peu inquiète. Après avoir traversé la frontière cambodgienne (et payé les frais de départ du pays), passé devant le contrôle de santé sans s'arrêter (un autre frais supplémentaire) et avoir payé les frais d'overtime des douaniers vu que c'était samedi, nous avons été les premiers à obtenir nos visas. Le Cambodgien du bus a définitivement voulu nous arnaquer. Nous ne l'avons pas revu d'ailleurs. Nous n'avons pas trop rechigné quant aux frais contrairement aux autres, car comme nous a si "gentiment" mentionné le douanier "No money, no visa". Soulagement total à la réception de nos passeports,quoi que c'était un peu spécial d'être entre la frontière du Cambodge et du Laos sans trop savoir ce qui allait se produire. Une sensation de No Man's Land. Direction Si Phan Don aka 4000 îles, enfin! C'est pas peu dire, car cette région du pays est un vrai paradis et partout où l'on passe, les gens nous sourient et nous accueillent en nous disant : Sabaidy! Un petit bateau nous amène à Don Det où nous séjournerons 3 jours. N'ayant pas réservé de chambre à l'avance, on se laisse tenter par un bungalow où l'on est accueillis par des étrangers venus habiter l'un des bungalows depuis 2 ans de façon permanente, parce qu'ils ont été séduits lors de leurs nombreux passages ici. On se dit que ça ne soit pas être trop mal après tout. C'est ainsi que nous nous sommes confortablement installés dans nos hamacs respectifs avec vue sur le Mékong à regarder les pêcheurs, le coucher du soleil et à lire nos romans. Nous avons vécu notre premier orage du voyage ce soir-là et ce fut impressionnants, surtout du point de vue que nous avions de notre bungalow sur pilotis! Le lendemain, une ballade à vélo sur Don Khon a été des plus agréables. Les paysages étaient magnifiques, les chutes grandioses et l'endroit si paisible. Nous étions seuls au monde, ou presque si l'on pense aux nombreux boeufs croisés sur notre route qui cherchaient un peu de fraîcheur dans les quelques étangs que l'on pouvait trouver sur l'île! Fin de soirée dans les hamacs et souper avec la fille de Mama Dam, la cuisinière de notre complexe de bungalows, qui a ... 2 ans! Décidément, on les attire ces enfants! Comme il n'y avait plus rien à boire ce soir-là sauf de la Beer Lao, et bien, on s'est sacrifié! Meilleure bière de l'Asie du Sud-Est jusqu'à présent, si ce n'est pas la meilleure que j'ai goûté à vie.

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