vendredi 17 août 2012

À Bali, on surf! (la suite)

Le surf c'est bien quand on y arrive. Avec l'aide du prof, j'ai pu réussir quelques fois à surfer la vague, debout, mais ce ne fut pas un succès sur toute la ligne. Une belle expérience quand même et nous avions le look en short et wet shirt! Haha! C'est une activité relativement épuisante quand on commence, puisque l'on to,be souvent à l'eau et les vagues sont puissantes. En après-midi, un peu de plage nous a permis de relaxer. Coucher du soleil en prime à siroter un drink bien assis dans des coussins à même la plage. La vie est dure. On nous a parlé d'une épave à voir en plongée à Tulamben datant de la deuxième guerre mondiale. C'est donc ce que Charles et moi avont planifié pour le lendemain. Réveil à 7AM, ouf. Mais cela en a valu la peine. Après deux heures de route, nous nous émerveillons en entrant dans ce fameu bateau qui fut jadis torpillé par les Japonais. Les coraux et poissons qu'on y voit sont magiques. Nous pouvons même voir un canon. Je crois que nous avons découvert une passion, nous qui étions pourtant réticents au tout début. Quelle expérience. Pour notre dernière journée, nous avons décidé de relaxer sur la plage et faire quelques essais surf entrecoupés de quelques accès de magasinage. Nous avons fini la journée par un bon souper au resto en bonne compagnie et avec du bon vin, ce que nous n'avions pas eu depuis plus de 3 mois. Et pourquoi pas une shisha juste avant de rentrer? Demain, nous prenons tous des directions différentes, mais pour 3 d'entre nous, ce sera la route vers l'ascension du Mont Batur, un volcan toujours actif!

À Bali, on surf!

À notre arrivée à Kuta, nous sommes accueillis par un trafic monstre. Nous aurions pris moins de temps à marcher que de rester dans le bus. Après plus de 2h30 de trajet, nous voilà enfin rendus à la villa que nous avons loué. Comme nos amis sont absents, nous décidons d'aller faire un tour de la ville et surtout voir la fameuse plage dont tout le monde parle. Nous avons pu y voir le coucher du soleil qui était magnifique! Et que dire des vagues, ce n'est pas pour rien que ces plages sont réputés, ce sont de vrais murs d'eau. Au retour à la villa, nous retrouvons nos amis avec qui nous soupons et avec qui nous faisons l'expérience du Sky Garden, une discothèque à plusieurs étages où s'entremêlent piscine, fireshow, filles en petites tenues et vue imprenable sur la ville. Bienvenue à Bali! Le lendemain, nous négocions un transport pour Uluwatu, le boût de l'île où s'allient temples, singes et vue spectaculaire. Un singe a même osé me voler une boucle d'oreille, ce qui a bien fait rire tout le monde! Je ne l'ai jamais vu venir. Ça n'a pas dû être très gouteux pour lui par contre. Les vues de là-haut avec les vagues étaient à couper le souffle. Avant Uluwatu, nous avions fait un arrêt à Padang Padang, sur recommandation d'un chauffeur de taxi,  se déroulait une compétition internationale de surf. Apparemment, on y voit les plus grosses vagues du monde et ce n'est pas peu dire. Elles font 2-3 mètrres de haut et les surfeurs sont impressionnants! Au retour, nous avons fait un stop à Ayana Rock Bar, un bar à même le rocher où la vue est encore une fois superbe. Cependant, n'entre pas qui veut puisque tout le monde s'y précipite à l'heure du coucher du soleil. Il nous aura fallu plus de 2h d'attente pour enfin voir ce fabuleux endroit. Pour finir la soirée en beauté, pourquoi ne pas manger dans un resto italien? Au menu demain, journée de surf avec cours pour les filles alors que les gars apprennent en auto-didacte, orgueilleux comme ils sont. À suivre...

Ubud, la ville des singes et des rizières

Nous avons finalement atterri à Denpasar sur l'île de Bali à minuit. Après avoir récupéré nos bagages maintenant plutôt lourds, nous avons pris la direction de Ubud accompagnés de notre charmant chauffeur qui nous attendait patiemment à l'aéroport aux petites heures du matin à notre demande. Le bed and breakfast dans lequel nous nous sommes retrouvés était d'une chaleur et d'un confort incroyable. C'était un endroit inespéré après avoir eu des chambres médiocres en Malaisie. Il faut dire que nos attentes avaient beaucoup diminué. À notre réveil, on découvre des gens chaleureux, un décor plus qu'enchanteur avec les statuettes représentants les dieux et déesses de l'endroit dans d'immenses jardins et un déjeûner complet avec fruits frais. Wow. On entame donc notre visite de cette charmante ville. Les gens nous saluent, nous sourient. Bref, on adore. Notre premier arrêt est la forêt de singes et laissez-moi vous dire que des singes, il y en a par milliers. Ils vont et viennent entre les temples, volent la nourriture et les objets que les gens ont oubliés de surveiller et grimpent sur eux à l'occasion. Quelle ne fut pas ma surprise lorsqu'un singe a élu domicile sur mon épaule et qu'ensuite, un autre a tranquillement dégusté sa banane sur le dos de Charles. Deux autres se sont littéralement battus sur ma tête pour obtenir ma pince à cheveux. Photos à l'appui. Nous sommes restés plus de deux heures à admirer ces petites bêtes si vénérées ici en Indonésie. Par la suite, nous avons mangé dans un super resto avec vue sur les rizières qui se nomme étonnement le Three Monkeys. Les rizières sont d'un vert éclatant, on peut circuler entre elles et il y en a à perte de vue! Après y avoir passé beaucoup trop de temps, nous en sommes arrivés à la conclusion que nous devions essayer un massage balinais, un massage moins vigoureux que le massage thailandais, mais tout de même très efficace. Ensuite, direction spectacle de danse traditionnelle, le Ramayana et le Lebong. On chôme pas nous! C'est assez impressionnant de voir à quel point les expressions faciales et mouvements des mains sont marqués dans ce type de  la musique n'est par contre pas très mélodieuse, mais plutôt saccadée. Le lendemain, nous voulions aller à Gunung Kawi, un temple à l'extérieur de la ville, mais nous avons vite abandonné le projet. Les chauffeurs de Bemo (transport local) essayaient tant bien que mal de nous arnaquer et nous n'étions pas d'humeur à marchander. Nous avons plutôt décider d'aller marcher dans la jungle et ça en a valu la peine, car celle-ci est magnifique! En après-midi, nous avons pris la direction de Kuta pour y rejoindre des amis. Ça promet!

mercredi 8 août 2012

Kuala Lumpur


Notre dernière destination en Malaisie est est nulle autre que Kuala Lumpur avec ses gigantesques grattes-ciel. Pour cette première journée nous avons été magasiner un peu pour refaire le plein de linge propre avant notre retour à Montréal qui approche à grands pas. En soirée, nous avions donné rendez-vous à deux filles que nous avions rencontré à Sapa dans le nord du Vietnam. Notre soirée fut très agréable dans l'ensemble, nous avons mangé et fait l'expérience des bars Malaisiens. Ce fut mémorable, pour Catherine du moins, pour ma part, il me manque quelques heures à ma mémoire... Plus jamais de Vodka! Le lendemain matin fut très pénible, nous sommes rentrés vers 5h du matin à l'hôtel (d'après ce qu'on m'a dit) et nous avions donné rendez-vous a un malaisien qu'on a rencontré sur CouchSurfing pour qu'il nous montre la ville. Un moment marquant de la journée fut certainement l'arrivée au pied des tours Petronas et de son immense parc. Nous avions même eu droit à un spectacle en sons et en lumières des fontaines bordant les tours. La nuit de sommeil se faisait attendre avec beaucoup d'impatience! Elle était bien mérité. Le lendemain matin nous sommes partis visiter le quartier des ministères ainsi que deux mosquées. Ce fut très enrichissant, surtout lorsqu'une guide nous a expliqué quelques bases de l'islam. La fin d'après midi arriva plus vite que prévue. Notre vol était à 20h25, il était 17h30 et nous n'étions toujours pas parti de l'hôtel. Il est important de spécifier qu'il est recommandé de se présenter à l'aéroport 2h avant le décollage. Nous nous sommes donc dirigés vers la station de métro en croyant que la trajet ne prendrait pas plus d'une heure, mais on se trompait. Premièrement, arrivés aux guichets de la station de métro, une foule était amassée autour des distributrices de billets, ça prit un temps fou obtenir notre billet. Deuxièmement, pour savoir la direction à pendre dans les dédales du métro fut aussi complexe. Personne ne pouvait répondre à notre question simple : quelles lignes devons prendre pour se rendre à la station KL central. Pas plus compliqué. Personne ne semblait comprendre un traître mot de ce qu'on disait. Ensuite lorsque nous avons réussi à nous rendre à la site station, il était 18h40. Nous devions maintenant prendre un autobus jusqu'au terminal, qui se situe à plus de 70 km! Le temps estimé était donc plus 45min... Oh oh!!! Le problème est que la compagnie avec laquelle nous faisions affaire ferme ses guichets 45 min avant le décollage. Il fallait impérativement que la circulation soit rapide et sans aucun anicroche. Le moindre incident nous ferait manquer notre vol. Il était précisément 19h38 lorsque nous avons franchi le guichet de la compagnie... Fiou! Minuit moins une comme on dit. Finalement direction l'Indonésie, l'île de Bali.

Entre forêt, farniente et culture!

Pour se rendre au village en bordure de la forêt, nous devions naviguer sur la rivière à l'aide d'un petit bateau. La rivière était bordée par des murs de végétation que nous n'aurions jamais osé imaginer. Nous avions 3h à passer sur cette petite rivière, nous en avons profité pour faire la sieste et lire au soleil, que la vie est difficile! Finalement arrivés, nous découvrons un minuscule petit village musulman. À notre plus grande déception, aucun alcool n'étaient vendu dans tout le village, pour respecter la religion.... Nous voulions regarder la cérémonie d'ouverture des jeux olympiques, mais il n'y avait pas la moindre trace d'un bar ou même d'un bistro/café. Nous avons passé la soirée avec nos amis Québécois rencontrés dans les Cameron Highlands. Le lendemain matin, nous sommes allés marcher dans la forêt, nous avions tout prévu, pantalons longs pour éviter de se faire manger tout rond par les sangsues. Mais à notre plus grande déception, tous les chemins avaient été recouverts d'un chemin de bois, enlevant ainsi tout la magie et l'âme de cette vieille forêt. Donc, aucune sangsue. Nous avons tout même apprécié notre passage sur le plus long pont de bois suspendu au monde, à plus de 30 mètres de hauteur. Après cette visite mi-figue mi-raisin nous sommes parti pour Tioman Island. Il fallait toutefois faire plus de 17h d'autobus. Après cette éprouvante journée, nous avons découvert un véritable petit paradis terrestre. Une île digne des films de King Kong ou de Seul Au Monde. Les paysages sont à couper le souffle. Les montagnes qui s'élèvent au centre de l'île bordée de cocotiers et dotée d'une forêt luxuriante remplie de petits singes. Nous avions un petit bungalow avec vue sur la mer. Les repas étaient composés de vin, fruits de mer et fruits frais. Quel délice! Pendant notre séjour sur cette ile nous sommes allés plonger parmi les poissons clown et les coraux aux couleurs flamboyantes. Comme toute bonne chose à une fin, nous devions quitter après trois beaux jours vers la ville de Melaka au sud est de Kuala Lumpur. Rendu dans cette ville classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, nous avons eu un aperçu de la vie au 15e siècle d'une ville marchande et dotée d'un Chinatown impressionnant et préservé dans son état d'origine avec ses petites rues et ses petits commerces. Les vestiges néerlandais et portugais sont encore très visibles. Le rouge des lanternes chinoises mêlé aux dragons illuminent l'ensemble du quartier. Le vendredi est une soirée festive à Melaka où s'entremêlent nourriture, marchands divers et... Spectacles de karaoké! Faut s'y faire, les asiatiques adorent cela. Nous voilà donc en route pour notre dernière et non la moindre destination en Malaisie : Kuala Lumpur!

jeudi 2 août 2012

Cameron Highlands ou comment ne pas être préparés à avoir froid!

Arrivés aux Camerons Highlands on réalise que la température est fraîche, une sensation que nous avions presque oubliée. Étant donne que cette ville est située dans les montage, à plus de 2000 m, la température peut descendre jusqu'à 13 degrés la nuit.  Nous n'étions pas du tout préparés à un tel climat nous n'avions même pas de pantalons. Le lendemain, nous sommes allés visiter l'une des plus grosses plantations de thé d'Asie du Sud-Est. Nous avons vu des centaines d'hectares couverts par des arbres à thé. Plus de 160 familles travaillent dans ces champs. Le thé pousse à flanc de collines. C'était bucolique comme paysage. Et Catherine n'a pu s'empêcher d'acheter du thé rien de moins que 1 Kg, elle en a pour plus de 360 tasses. Vous savez ce que vous allez boire si vous venez à l'appart! Ensuite nous sommes allés visiter une foret humide, complètement couverte de lichen en parsemée de plantes carnivores. Nous avions littéralement la tête dans les nuages. Après ces visites nous sommes allés nous repot,ser à l'hôtel où nous avons avons rencontré deux québécois avec qui nous avons passé la soirée et échange sur nos expériences de voyages. Cet endroit fut notamment marqué par la cuisine indienne, ses pains naan et leurs sauces si savoureuses. Nous partions tous pour la même destination le lendemain matin soit Teman Negara, la plus vieille rain forest du monde. 

Georgetown, la multiculturelle

Après ces beaux moments passés à Krabi nous quittons pour Georgetown en Malaisie. Pour se rendre jusqu'à notre destination nous devons faire plus de 8h d'autobus. On doit tout d'abord se rendre jusqu'à Hatyai, une ville de transition. Ensuite, nous prenons un autre autobus pour traverser la frontière malaisienne. Contrairement aux autres frontières, ce fut très facile et sans aucune embûche. Après plusieurs heures d'autobus, nous avons aperçu l'île de Penang et la ville de Georgetown. Les grands grattes-ciel et le port nous donnent l'impression d'un pays beaucoup plus développé que les précédents. Après avoir laissé chaque passager à son lieu d'arrivée on arrive enfin à Love Lane, où se situe notre hôtel. Une fois nos bagages déposés, nous partons à la découverte de notre nouveau pays. On découvre une multitude de petits restaurants chinois et une influence plus que marquée de l'Inde. Les temples chinois se mêlent aux temples hindouistes, aux mosquées musulmanes et aux églises catholiques.  Les chants musulmans se font entendre plusieurs fois par jour.  La cuisine sera l'élément le plus marquant de cette ville aux influences multiples. Nous avons mangé le meilleur poulet croustillant à la sauce aux prunes de notre vie. De plus, la cuisine indienne dégage des odeurs plus qu'appétissantes. Lors de notre séjour, nous avons visité une maison d'un riche marchand chinois et avons appris énormément sur cette culture, ce sera certainement un voyage à faire pour les prochaines année.  Apres avoir visité cette charmante ville nous éprouvions quelques hésitations quant à notre prochaine ville. Nous avions plus ou moins planifié notre séjour en Malaisie. On pensait aller aux îles perentianes mais tous les hôtels semblaient complètement réservées pour les prochains jours. On s'est rabattue sur les Camerons Highland, une ville qu'on qualifie de jardin botanique puisque on y fait pousser des fraises, des fleurs et des plantations entières de thé.  La prochaine destination sera donc les Camerons Highland et ses champs de thé.

jeudi 26 juillet 2012

Mer Andaman et paysages idylliques

Une fois le long trajet d'autobus et de bateau complété nous sommes arrivé à Krabi sur le bord de la mer Andaman sur le côté ouest de la Thaïlande. Nous avons découvert une magnifique petite ville dotée d'une superbe plage et entourée des fameux rochers tout droit sortis de nulle part. Un peu comme la Baie de Halong. La couleur de l'eau était d'un bleu turquoise et le ciel d'un bleu tout aussi éclatant. Une pluie torrentielle a su bien nous accueillir, c'est la saison des pluies après tout. Cela ne nous a pas découragé outre mesure. Ici, comme nous le savons déjà, c'est le déluge pendant 20 minutes et après c'est le retour du beau temps. Nous sommes donc allés dîner et c'était déjà terminé. Ainsi, puisqu'il fait beau, pourquoi ne pas aller se prélasser sur la plage? Oui, nous le savons. Il y a pire comme été haha! En longeant la plage nous avons vu plusieurs panneaux indiquant la direction à suivre en cas de tsunami. Il faut dire qu'en 2004, le tsunami avait complètement détruit la région et fait plus de 200 000 victimes. On peut voir que les batîments sur le bord de la plage sont tous neufs. Assez impressionnant de se dire qu'il y a 8 ans, des gens se baignaient tout bonnement quand une vague de près de 35 mètres a déferlé dans leur direction. Au moins, un système d'alarme a été mis en place au cas où une telle situation se reproduirait. Voilà qui est presque rassurant. Le lendemain matin, nous sommes allés visiter les îles environnantes à bord d'un bateau rapide telles que Koh Phi Phi et Bamboo Island. Nous avons fait un arrêt à la célèbre plage du film "The Beach", Maya Beach, avec Leonardo Dicaprio. C'est une petite plage isolée par des montagnes couvertes d'une végétation luxuriante avec une eau turquoise, vous l'ai-je déjà dit? Ensuite, nous sommes allés voir l'île principale de Koh Phi Phi (Don) et y avons pris un modeste dîner. Nous avons découvert un décor enchanteur d'une beauté à couper le souffle. Toutefois, l'île était bondée de touristes occidentaux. Il était difficile d'y circuler. Sans compter que les prix diffèrent de beaucoup à comparer au reste de la Thaïlande, parfois le double et même le triple. Mais mise à part ceci c'est un véritable paradis sur terre. Après le dîner, nous sommes allés faire un peu de plongée en apnée dans la mer et observer les poissons nous rappelant un célèbre film d'animation, Nemo. Lors de notre dernier jour en Thaïlande, nous en avons profité pour découvrir la ville de Krabi et manger nos derniers Pad Thai/Pad Sew. C'est trop bon la nourriture thaïlandaise! Demain direction Georgetown en Malaisie pour un tout autre décor!

mardi 24 juillet 2012

À la découverte des fonds marins

Pou entamer cette nouvelle journée de plongée, rien de mieux que des toasts, de la confiture de fraise et un bon verre de lait que nous avons acheté au 7/11. Il y a près de 4000 succursales en Thaïlande! Après plus de deux mois de voyage, certains choses nous manquent, comme la joie de savourer un bon déjeûner. D'autant plus qu'une plongée équivaut à un marathon de 6km, ni plus ni moins. Pour la deuxième journée de plongée nous avions quelques leçons théoriques à recevoir. Après l'heure du dîner nous avons mis les voiles vers Japanese Garden, un site près de Koh Tao. Encore aujourd'hui, nous avons quelques exercices à exécuter dont la vidange du masque. Catherine a réussi du premier coup et ce, assez facilement devant nos airs ébahis à l'instructeur et à moi. Pour tout dire, elle-même avait l'air étonné d'avoir réussi et était très fière d'elle! Nous avons plongé en longeant un semblant de mur rempli de coraux et de centaines de poissons de toutes les couleurs. Durant cette plongée, nous avons eu la chance d'observer un ver plat. Il rassemble à une limace et pour se déplacer ondule son corps tout entier. C'est magnifique à observer. Le fond de l'océan révèle ses mystères avec la plus grande générosité. La journée se passa tellement bien que nous avions décidé de compléter la troisième journée du cours PADI. À la fin de la journée, nous avons reçu nos manuels d'apprentissages et nous avions quelques devoirs à faire pour le lendemain matin. Nous nous devions, en tant qu'étudiants modèles, de bien étudier pour réussir notre examen. Et en tant qu'étudiant modèle, j'ai fait toutes les lectures et exercices alors que Catherine comme à son habitude a procrastiné et s'est endormi dessus. Plus ça change, plus c'est pareil! Le lendemain matin, à l'examen, nous avons passé haut la main avec presque deux notes parfaites, qui en doutait? Et nous avions deux plongées à 18 mètres à réaliser. Ces deux plongées furent extraordinaires comme les deux précédentes d'ailleurs. Nous avons pu voir une tortue verte! En après-midi, nous avons vécu toute une expérience quand la mer a commencé à s'agiter. Le bateau voguait dans tous les sens. Ce fut réconfortant de rentrer sous l'eau où c'est si calme et apaisant. La remontée sur le bateau fut d'ailleurs des plus difficiles. Essayer d'enlever des palmes dans l'eau et atteindre l'échelle quand le bateau ne tient pas en place et que le courant vous amène ailleurs, c'est vraiment pas évident. L'un des passagers a été malade, c'est tout dire! Mais bon, nous étions certifiés et contents d'avoir réussi! Photos à l'appui! La dernière journée à Koh Tao fut plus calme : plage, baignade dans l'eau tiède et turquoise et promenade sur l'île. Bref, relaxation avant de prendre le bateau de nuit et l'autobus demain matin pour Krabi. Nous sommes un peu tristes de partir, mais il reste tant à voir!

dimanche 22 juillet 2012

Koh Tao, l'île de la Tortue

Pour se rendre dans le sud de la Thaïlande, nous avons dû prendre un train. Nous avions réservé un train ayant des couchettes pour effectuer le trajet de nuit et ainsi gagner du temps. Nous nous rappelions les trains du Vietnam qui étaient très confortables et agréables, nous pensions que ça se passerait aussi bien. Une fois que nous avons franchi la porte d'entrée de la gare, nous avons constaté l'âge avancé du train dans lequel nous allions prendre place. Le train devait avoir au moins 40 ans. Nous avons mis un certain temps avant de réaliser qu'il s'agissait bel et bien de notre wagon. Nous n'étions pas les seuls à avoir eu cette réaction. Malgré tout, le trajet se déroula comme prévu et nous sommes arrivés à Chomporn vers 5h15 du matin. Ensuite, nous devions prendre un bateau jusqu'à Koh Tao. En arrivant dans la baie de l'île, la première chose qui nous a sauté au visage était la clarté de l'eau et le paysage idyllique voire paradisiaque. La végétation luxuriante mêlée à l'eau turquoise nous laissait bouche-bée. Après avoir déposé nos bagages à notre guesthouse, nous avions une grosse décision à prendre, faisons-nous le cours Open Water de PADI ou faisons-nous seulement une plongée découverte. Gros dilemme! Nous sommes donc partis à la recherche d'une compagnie de plongée parmi les 62 que possède l'île. Nous nous sommes laissés convaincre par une compagnie de plongée nommée Golden Divers. Toutefois, Catherine avait quelques appréhensions par rapport à la plongée. Nous avons donc commencé par une journée découverte, une sorte d'introduction à la plongée avec quelques instructions de base et si tout se déroule comme prévu, nous pourrions alors compléter le PADI. Nous dans la avions même droit à un instructeur francophone privé pour nous seul. Nous aurions pu avoir des cours en russe, anglais, thaï, allemand, espagnol, italien, néerlandais, etc. Le lendemain matin, nous étions fébriles à l'idée d'aller plonger dans une eau limpide et remplie de vie. Arrivés au centre de plongée, nous avons suivi nos quelques cours et sur le coup de midi, nous sommes partis pour une petite baie nommée Japanese Garden. Une petite plage de sable fin qui se perd dans la mer turquoise. Le temps de mettre notre équipement et de se familiariser avec le scaphandre de plongée et nous étions à l'eau. Nous devions mettre une combinaison mouillée, un stabilisateur, une ceinture de lestage, une bonbonne d'air comprimée, un détendeur et sans oublier masque et palmes. À 3 on saute,1,2,3,GO! Notre première impression fut que malgré le poids de tout cet équipement nous flottions. Nous devons nager quelques mètres pour se rendre en eaux peu profondes pour effectuer les quelques exercices. Une fois le détendeur en bouche, la sensation de ne pas respirer l'air ambiant nous surprend quelque peu. Après quelques minutes nous réussissons à respirer presque normalement. Le premier test consiste à descendre sous l'eau avec le détenteur. Lorsque l'eau vous passe par dessus les yeux, un sentiment jusque-là encore inconnu vous envahi. Respirer sous l'eau semble surnaturel. Le second test consiste à enlever le respirateur et le remettre sous l'eau. Aucun problème à réaliser celui-ci. En revanche, le troisieme exercice consiste à remplir le masque d'eau et de le vider tout en restant sous l'eau. Catherine eut quelques problèmes à réussir cet exercice. Notre professeur était vraiment gentil et très patient. Son calme apparent ne pouvait que nous rassurer. Il faut dire que c'est inhabituel de respirer sous l'eau, de surcroît par la bouche, alors le premier réflexe consiste à respirer par le nez. Il faut un grand contrôle sur soi-même pour éviter de paniquer et faire une differentiation bucco-nasale. Après quelques minutes, tous les petits trucs à savoir furent assimilés. Il nous restait plus qu'à plonger et nager parmi les poissons. Lorsqu'on plonge, c'est la totale quiétude qui règne sous l'eau. Le seul bruit qu'on entend c'est le bruit de sa propre respiration. Peu importe les problèmes qu'on peut avoir, ils disparaissent instantanément. Lors de notre plongée, nous étions impressionnés par la quantité de vie qui nous entourait. Le nombre de poissons, coraux, mollusques, qu'on pouvait voir était astronomique. Les poissons étaient à portée de main. En plus, quelques poissons nettoyeurs se permettaient de venir nous taquiner et nous délester de nos peaux mortes. Je n'avais jamais vu autant de vie en quelques secondes. Nous voyions toutes sortes de poissons de toutes les couleurs. C'était magique. J'étais déjà tombé en amour avec ce nouveau sport. Nous avons atteint plus de 10 mètres de profondeur. Notre plongée a duré plus de 48 minutes. Nous sommes remontés sur le bateau pour profiter des fruits frais qu'on avait préparés pour nous. Aucune photo, aucune description ne peut rendre justice à la beauté qui s'est déroulée devant nous. On se croyait dans un film. En apres midi, nous en avons profité pour faire un peu de plongée en apnée pour découvrir un tout nouveau spectacle avec des espèces tout aussi différentes. Les couleurs étaient magnifiques encore une fois. Apres 30 minutes, nous nous sommes dirigés vers le bateau, quand tout à coup, je me suis fait attaqué par un Triggerfish. Il ne cessait pas de me pourchasser et de mordre mes palmes. J'avais l'air un peu paniqué et Catherine était au loin en toute sécurité...ha ha ha. Tous les membres de l'équipage sur le bateau semblaient bien s'amuser à rire de la situation. Nous avons finalement rejoint le bateau pour regagner le port. Catherine semblait avoir beaucoup aimé sa journée, et malgré les difficultés rencontrés lors de l'épisode du masque, elle voulait continuer, mais éprouvait quelques peurs pour la suite du PADI, puisque pour obtenir la certification, il faut enlever le masque à plus de 18 mètres de pronfondeur. On a décidé de continuer au moins pour une autre journée. D'après notre professeur, une plongée équivaut à plus de 6 kilomètres de course à pied. Un dodo bien mérité est de mise après cet effort.  

lundi 16 juillet 2012

Bangkok, la ville qui ne dort jamais

Nos sentiments sont nuancés par rapport à Bangkok. À notre arrivée, on constate rapidement le bruit, la circulation, les grattes-ciels, l'écart entre les riches et les pauvres, une grande ville typique, quoi. Nous avions trop d'attentes je suppose. Cependant, ce n'est rien à comparer avec la rue sur laquelle notre hôtel était situé, la fameuse rue Khao San. N'espérez pas dormir sur cette rue. Bars, alcool et vendeurs de cossins (le triple du prix de partout ailleurs en Thaïlande)sont à l'honneur. Une rue superficielle et surfaite, voila le meilleur des résumés. Seul point positif de cette tue : la piscine sur le toit de l'hôtel et la vue de là-haut. À ce stade, nous avions besoin d'un réconfort. Manger dela poutine, pourquoi pas? Nous savions que la copine de Bruno Blanchet Tient un stand dans cette ville, mais où? Nous l'avons cherché. C'était notre mission de la soirée. Après 1h à tourner en rond, nous avons aperçu un drapeau du Québec, un drapeau des Canadiens et un sourire plus qu'accueillant de la très sympathique Onicha. Une poutine et un sourire scotché au visage plus tard, nous avons regagné l'hôtel et tenté de nous reposer malgré la musique beaucoup trop forte des bars ambiants jusqu'à près de 4h du matin. Le lendemain, nous avions planifié de visiter tous les temples de la ville. Mais, pour bien débuter la journée, il nous fallait nos fameux shakes de fruits. Sublime. Nous pouvions commencer. Après environ 10 conversations inutiles avec des Thaïlandais qui veulent nous fairevisiter la ville pour 10 Bahts, l'arnaque classique de Bangkok nous arrivons enfin au Palais Royal. Cependant, l'attraction majeure du site, le Bouddha d'émeraude est fermé pour cérémonie. Nous nous rabattons donc surle musée National renfermant une très grande collection de sculptures en tous genres et de toute époque ainsi que beaucoup, trop, d'emphase sur la monarchie thaïe. Le roi a encore tous les pouvoirs ici, malgré son âge très avancé. Il faut d'ailleurs se lever et garder le silence dans les lieux publics chaque soir à 18h dursnt 1 minute, le temps d'entendre son hymne. En après-midi, la visite du temple Wat Po fut particulièrement agréable. Des Bouddhas par milliers incluant un majestueux Bouddha couché d'environ 20 mètres de long! Le soir, nous avions envie de manger un kebab. Alors, que nous marchions non loin de Samsaen street, nous y avions croisé Bruno Blanchet et avons donc décidé de manger un souvlaki au stand de sa copine. Une heure de discussion voyage plus tard, nous sommes revenus sur Khao San, avons pris une bière eg nous sommes couchés, sans réellement être capable de bien dormir! Enfin, le lendemain, après notre shake de fruit matinal, nous avons pu visiter le Palais Royal, fort impressionnant de par ses multiples bâtiments somptueux et multicolores. Le Bouddha d'émeraude nous a par contre un peu déçu. Nous le pensions beaucoup plus grand. Il ne devait pas faire plus de 1 mètre. Parenthèse ici : nous n'avons rien contre les Chinoises ou les Japonaises, mais les ombrelles, c'est vraiment nécessaire, même quand il n'y a ni pluie ni soleil? Parce que cela pourrit les visites des autres touristes, sachez-le. La visite du Dusit Park fut un peu moins intéressante à notre sens, puisqu'elle met trop d'emphase sur le roi. La dernière journée à Bangkok a été constitué de la visite du Chinatown (ramassis de trucs inutiles à vendre dans un lot de kiosques entassés), du marché des fleurs suivi d'une ballade en bateau. Et pourquoi pas un Mango Sticky Rice avant de prendre le train pour Koh Tao ? Mon dessert préféré en Asie qui consiste à manger du riz collant à saveur de noix de coco avec de la mangue. Sublime. À notre arrivée à la gare, nous avons été un peu déstabilisés par le fait que le trains ont toujours plus de 3h de retard. Rassurant, mais nous ne nous en sommes pas réellement aperçu vu que c'était la nuit! Les prochaines nouvelles vous parviendront en direct des îles! Nos vraies vacances sans visite programmée ou formelle débutent! Oh yeah!

Sukhothai et Ayutthaya, vestiges de l'empire khmer

Une fois partis de Chiang Mai, nous avons pris la direction de Sukhothai. Cette ville est l'ancienne capitale de la Thaïlande, où se situe des temples de la même époque que Angkor Wat et l'empire khmer. La préservation de ces temples est exemplaire. Le site met les différents temples en valeur. Nous avons donc loué des vélos pour explorer le site de quelques kilomètres. Nous étions encore une fois seul (combien de fois on vous l'a sorti celle-là, mais wow, c'est extraordinaire) parmi ces ruines et leurs centaines de Bouddha. En une seule journée nous sommes parvenus à visiter les 3/4 des temples. Le lendemain, nous avons continué notre visite à vélo toujours pour les quelques ruines restantes jusqu'à l'heure du dîner, après quoi nous sommes partis pour Ayutthaya. Rien de plus facile que de réserver un trajet de bus en Thaïlande et cela se fait le jour même. Jamais de stress, ni de mésaventures, puisque tout est bien organisé, lorsque l'on se rend aux gares officielles, bien entendu. Mais, la visite de cette nouvelle ville a mal débuté. Nous avions pris un autobus de jour pour éviter les trajets de nuit, puisque ceux-ci ont très mauvaise réputation concernant les vols et les nombreux accidents. On ne veut pas tenter le diable quand même. L'autobus arriva vers 7h, toutefois celui-ci nous a déposé sur le bord de l'autoroute à 6 km du centre de la ville. Nous sommes alors descendus de l'autobus pour nous retrouver au beau milieu d'une voie rapide. Nous nous sommes dirigés vers le premier taxi, mais nous étions loin de nous douter qu'il voudrait nous extorquer autant d'argent. Il demandait plus de 200 Bahts pour les 6 km à parcourir, mais nous n'étions pas dupes. Nous connaissons les prix après plus de 2 mois de voyage en Asie. C'est sur que ce n'est pas une fortune 200 Bahts (environ 7$), mais la sensation de se faire arnaquer et de faire rire de nous est fort désagréable. Nous nous sommes dirigé vers un groupe de personnes pour demander notre chemin, toutefois cela s'est annoncé ardu, étant donné qu'aucune d'entre elles ne parlaient anglais. Nous étions un peu à bout de nerfs. Par chance, nous avons croisé une jeune fille pour nous indiquer les Tuk Tuk les plus près Le trajet coûtait la modique somme de 10 Bahts soit un peu moins que 30 cents. Loin des quelques 7$ que le chauffeur de taxi demandait. Finalement, nous avons trouvé un hôtel pour pas trop cher. Une bénédiction considérant l'heure tardive de notre arrivée. Une Chang Beer a su nous détendre au bar du coin. C'est toujours très drôle d'entendre une chanson de chez soi lorsque nous sommes à l'autre bout du monde, mais cela l'est encore plus quand c'est un Thaï qui chante Hallelujah de Leonard Cohen (ai-je vraiment besoin de le préciser?) Le lendemain c'était encore une fois la visite de temples et de leur Bouddha (assis, debout, couché). Nous avons même vu le plus grand Bouddha en or de la Thaïlande, mais le temple le plus impressionnant demeure le Wat Si Sanphet avec ses tours blanches. Après ces visites sous la pluie en matinée et en plein soleil l'après-midi, nous nous sommes dirigés vers Bangkok, qui fut un changement radical par rapport à ce que nous avions vu de la Thaïlande jusqu'à ce moment...

lundi 9 juillet 2012

Trek, cours de cuisine et massage thaï

Nous ne pouvions pas aller à Chiang Mai sans faire un trek. Impossible. Suki de notre fabuleuse guesthouse, nous a réservé un trek dit non-touristique , de marche dans la jungle. Nous n'étions que six. Nous et une famille hollandaise. Un trek fabuleux, où nous étions seuls au monde dans la jungle à marcher durant une journée entière. Nous avons également vu une grotte de chauve-souris. Il y enavait des milliers! Seul point négatif : la famille avec qui nous étions ne s'étaient pas habillés convenablement; souliers neufs et pas du tout faits pour la marche et vêtements propres également. Ils se plaignaient chaque fois qu'ils tombaient ou se salissaient. Nous avons louangé nos Merrell, qui ont su nous maintenir debout et confortable! Une averse à su rendre l'expérience encore plus plaisante. La pluie c'est toujours beau, à notre sens. Le soir venu, nous avons faits l'expérience du Saturday Market encore plus intéressant que le Night Bazar. La rue devient piétonnière et les marchands dispersent leur marchandise le long de celle-ci. Musique et nourriture sont de la partie. L'ambiance est formidable! Au retour, nous avons réservé un massage dans une institut de réhabilitation pour les femmes au sortent de la prison pour le lendemain. Au réveil, pas question de chômer. Des cours de cuisine Thaïe sont au programme de la journée. Après la visite du marché local et l'achat de différents ingrédients pour la journée, nous commençons à préparer différents plats incluant Pad Thaï, Pad Sew, Curry rouge, Curry vert, légumes sautés, bananes frites et mangue au riz collant. Wow. On a déjà hâte d'essayer les recettes au Québec! Puis, nous avions rendez-vous pour le massage après cette "dure" journée. Laissez-moi vous dire qu'en sortant, nous étions plus que détendus. Après s'être faits massés, étirés, pilés dessus, impossible de ne pas se sentir bien. Pour vrai! Aussi tôt sortis, nous volions y retourner. Mais bon, faut pas abuser. On ira à Bangkok! Haha! En soirée, nous avons été au Sunday Market. C'est pareil comme celui du samedi, mais encore plus beau et plus festif. Au retour, nous avons remercié les gens de notre guesthouse qui ont été si gentils avec nous peu importe le jour et le moment de la journée, que ce soit pour la réservation de tours, pour de simples informations, pour obtenir un déjeûner tôt le matin et délicieux par le fait même, pour leur courtoisie, pour leur générosité (Jeffy est allé me chercher de la Tiger Balm pour mes piqûres de moustiques, remède que tous les Thaïlandais utilisent) et pour leur enthousiasme. Ils essayaient toujours de nous aider et de nous faire la conversation et si le minibus pour les tours était en retard, ils appelaient pour vérifier ce qui se passait. Jamais en Asie nous avions vu cela. Nous avions réservé pour une nuit et nous sommes restés 4 nuits de plus. C'est peu dire. Mais comme nous ne pouvons rester indéfiniment, car nous avons plein de choses à voir encore, nous sommes partis tôt le lendemain matin pour ... Sukhothai, ville du patrimoine mondial!

Chiang Rai, à la croisée des chemins

Aujourd'hui, nous avons décidé de visiter le nord du pays dans un tour, histoire de rentabiliser notre temps. Beaucoup de temps en minibus en vue. 5h aller, 5h retour. Premier arrêt : une source thermale. Comme si l'on avait besoin de toute cette chaleur ici! Deuxième arrêt : Wat Rong Khun, le temple blanc. C'est un temple tout récent dont la construction à débuté en 1997 par un propriétaire privé. Nous nous savons pas trop quoi penser de ce temple puisque l'extérieur est magnifique et l'intérieur, dont les murs sont peints de superhéros et méchants modernes dont Batman, Spiderman et Angry Birds??? nous laisse pantois. C'est un temple hors du commun, c'est le moins que l'on puisse dire. Ensuite, nous avons vu le fameux triangle d'or où se croisent le Laos, la Birmanie et la Thaïlande et où le commerce de l'opium était fort, il n'y a pas si longtemps. Fascinant de voir les autres pays juste de l'autre côté du Mékong. Pour finir, nous avons vu Mae Sai, la frontière entre la Thaïlande et la Birmanie. Nous avons eu un pincement au cœur d'être si près alors que nous ne pouvons y aller sans visa et que nous avons plutôt décidé de se rendre en Malaysie en raison de la situation politique incertaine. Une prochaine fois donc. C'est ainsi que s'est terminé notre journée après un bon souper au coin de la rue de notre guesthouse à Chiang Mai avec un Pad Thaï pour moi (je ne peux juste pas y résister) et une soupe Tom Yum (NOT SPICY) pour Charles ainsi que nos merveilleux et habituels shakes de fruits! Un pur délice.

Chiang Mai, la rose du Nord

Après un vol plus que court, nous nous sommes retrouvés en Thaïlande avec une exemption de visa pour 30 jours sans heurts. La joie. Pas comme au moment d'enregistrer nos bagages à Luang Prabang. Au microphone de l'aéroport, nous avons entendu "Charles-Antony please go to the check counter". Qui d'autre peut bien s'appeler Charles-Antony. Nous sommes donc allés. Ils nous ont fait ouvrir nos bagages pour vérifier quelque chose qui n'allait pas. Ce quelque chose, c'est notre poivre de Kampot. La dame ne savait pas ce que c'était et ne voulait pas nous laisser prendre l'avion pour cela tout comme la chinoise qui voulait amener de la sauce chili. Après maintes explications pour expliquer que ce n'est que du poivre et que cela se mange, on nous a laissé passer. Fin de l'aventure. Nous sommes en Thaïlande, enfin. À notre grand étonnement, Jeffy de la Junior Guesthouse, un endroit FORMIDABLE, où nous devions résider est venu nous chercher. Un garçon sympathique, souriant et qui a immédiatement retenu nos noms, comme tous les autres employés d'ailleurs et qui a tenté quelques mots de français. Nous aimions d'hors et déjà la Thaïlande! Chiang Mai est une ville débordante d'énergie et d'activités. Nous avons donc débuté notre visite des temples de la ville dont : Wat Chiang Man, Wat Phra Singh (où nous avons retrouvé les moines en pleine cérémonie) et Wat Chedi Luang (le plus majestueux d'entre eux) pour ne nommer que ceux-là. Parenthèse : ne jamais boire de jus de tamarins pour se désaltérer, ce n'est ni bon ni désaltérant. Pour souper, nous avons soupé dans un resto au décor enchanteur conseillé par Jeffy et le Lonelyplanet. Nous avons vite appris, à nos dépens, qu'il faut mentionner "NOT SPICY". Ma soupe Tom Yum m'a littéralement détruit l'estomac quoi que tout de même délicieuse. À notre retour vers la guesthouse, il y avait des feux d'artifices au loin. C'était magique. Le lendemain, Jeffy nous a réservé une journée avec les éléphants sans maltraitance ni chaises qui blessent les éléphants comme dans les fameux treks si prisés par les touristes à ma demande. C'est donc ainsi que nous nous sommes retrouvés chez Woody Elephant Training. Le proprio Woody est extraordinaire. Il a grandi avec bon nombre de ces éléphants et ils sont comme une famille pour lui selon ses dires. D'entrée de jeu, il nous a montré ce qu'il utilise pour dresser ces éléphants lorsqu'ils sont en bas âge et à mentionné que de ne pas nous les montrer serait de mentir, ce que font la plupart des autres camps. Maintenant, ces éléphants obéissent qu'au son de la voix semblent porter autant de respect envers Woody que Woody envers eux. C'est vraiment beau à voir. Nous avons donc enfilé le costume du dresseur et tenter de parler thaï pour monter sur l'éléphant à même sa patte. Tout un défi. Être assis sur le cou d'un éléphant est magique. Avancer dans la forêt et ne pas trop savoir où l'on va se retrouver vu l'attrait de l'animal pour la nourriture souvent hors de sa portée est tout aussi magique. Mais le plus impressionnant est de se retrouver avec de l'eau jusqu'au cou alors que l'éléphant est complètement sous l'eau. Wow. Toute une journée dont on se rappèlera toute notre vie. Nous avions l'air de deux enfants devant leurs cadeaux de Noël. C'est le sourire aux lèvres que nous sommes revenus à Chiang Mai et que nous avons faits l'expérience du Night Bazar. Marché aux milles et un kiosques avec des trucs faits main ou non. Un plaisir pour les yeux. C'est là aussi que nous avons mangé notre premier Pad Thaï qui était sublime! Nous avons résisté au McDo, parce que oui, il n'y a pas un, mais deux succursales. Mais, nous n'avons pas pu nous empêcher de manger un sundae. C'est fou ici tout le monde nous parle, nous sourit. Un peu comme au Laos. On se sent bien ici. On a même penser émigrer... Haha!

jeudi 5 juillet 2012

Highlights mi-voyage

Nous en sommes déjà à la moitié de notre périple. Nous avons cru bon de vus présenter notre top 10 jusqu'à maintenant : 1. Le trek à Sapa incluant le homestay et la tribu Hmong 2. L'élégance et la quiétude du site de Angkor Wat 3. Les paradisiaques chutes de Kuang Si 4. La farniente à Don Det 5. La pleine lune à Hoi An 6. Les soirées festives à Saigon 7. Les dunes de sable et le Fairy Stream de Mui Ne sous un ciel orageux 8. La Baie de Halong dans toute sa splendeur 9. La visite des grottes de Vang Vieng accompagnée par les chants de notre guide 10. La nourriture exquise peu importe le pays! Nous aurions pu en nommer bien d'autres, mais ce sont les premiers moments qui nous sont venus à l'esprit, et il y en aura d'autres! Les prochaines nouvelles vous parviendront de la Thaïlande. Portez-vous bien!

Luang Prabang : la suite

Malheureusement notre séjour est presque fini au Laos. Il nous restait plus qu'à visiter les quelques temples qui parsèment la ville. Ce jour-là, nous nous sommes levés à 5h du matin, oui nous avons réussi, pour voir le Tak Bat, rituel que je vous ai expliqué dans un précédent message. C'était magique. Tous ces fidèles qui se lèvent si tôt pour nourrir les moines avec du riz collant. Les jeunes moines ont parfois droit à une banane. Nous avons vu des moines qui n'avaient pas plus de 10 ans. Parfois la pauvreté oblige les familles à confier leur enfant à la religion afin de pouvoir avoir un toit, manger et étudier. Nous nous sommes sentis privilégiés de pouvoir assister à un tel rituel; de voir les moines dans leur magnifique drapé couleur safran défiler en quête de nourriture est un moment que nous n'oublierons pas. Plus tard dans la journé, le premier temple que nous avions visité est le temple Wat Xieng Thong. Ce temple fut construit au debut du 16e siècle et les détails qui ornaient ses murs etaient vraiment inpressionnant. Le second temple, le Mont Phusi, ce temple est situé au sommet d'une colline d'ume centaines de mètres. Parvenu à gravir les centaines de marches, nous avons droit à une vue imprenable de la ville de Luang Prabang. Le mélange des montagnes avec la vegatation luxuriante qui se confondait avec les petites maisons était vraiment magnifique. C'est à ce moment qu'on compris pourquoi la ville fait parti du patrimoine mondial de l'UNESCO. Le soir venu, nous avons été manger à notre buffet préfèré et complèté nos achats de souvenirs. Un beau vol Luang Prabang - Chiang Mai nous attend demain!

mercredi 4 juillet 2012

Luang Prabang, la magnifique

Pour se rendre jusqu'à notre prochaine destination nous avons passé au travers des vallées et des nuages. Les paysages étaient à couper le souffle. Nous étions sans mot devant une telle beauté. Toutefois, ce fut l'occasion d'expérimentater les transports laotiens. Au milieu d'une route sinueuse passant sur le flanc des montagnes, un camion est tombé en panne, au beau milieu de la route, mais de telle manière que la circulation fut interrompue dans les deux sens. C'était très cocasse. Au bout de 5h, nous sommes arrivé au beau milieu d'une ville remplie de vie et d'une beauté sans pareil. Tout est charmant dans cette cité classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. On croirait que la ville est restée figée dans le temps avec ses petites ruelles et ses petits commerces aux allures rustiques et authentiques. Partout où nous regardons la ville nous dévoile ses secrets et charmes. Le fleuve Mékong entourant l'île de Luang Prabang rendait l'endroit encore plus mystique. Pour trouver notre hôtel, ce fut un tout autre défi. Étant donné que la ville est une presqu'ile le fleuve est partout. Ce qui à eu pour conséquence de nous faire tourner en rond. Au bout d'une heure à se décourager et à pestiférer contre le manque d'indications routières, nous avons pris un Tuk Tuk. Ce n'est que le lendemain que nous nous sommes rendu compte que nous tournions en rond et que nous avons passé plusieurs fois devant notre hôtel. Cependant, l'accueil chaleureux des gens de notre guesthouse à effacé le tout. Nous nous sentions réellement comme si nous étions à la maison point de vue confort. Le soir venu, nous avons testé l'un des meilleurs restaurants de la ville, le Tamarind où nous avons fait la découverte du riz collant, de la salade laotienne laàp et destinés de bambous farcis au poulet. Wow. Un plaisir pour nos papilles gustatives. D'ailleurs, c'est le cas depuis ledébut de notre voyage en Asie. La nourriture est fantastique partout où l'on va. Le lendemain matin, nous avons pris un Tuk Tuk pour aller visiter les grottes de Pak Ou. Les grottes en elles-mêmes n'ont pas tant à offrir, ce ne sont que des grottes sombres remplies de Bouddhas, mais le trajet pour s'y rendre offre une vue imprenable sur la campagne de Luang Prabang. Au retour, nous avons visité le Whisky village, alcool que les gens d'ici font fermenter avec différents animaux à même la bouteille dont le plus courant est le serpent. Charles y a goûté, mais c'était trop pour moi. Juste de regarder était suffisant. Ce jour-là, nous avons également visité le palais royal dont les bâtiments sont magnifiques au point de vue architectural. La feuille d'or est appliquée partout, ce qui contribue à rendre le tout si beau. En soirée, les rues se sont animées. C'est le cas chaque soir d'ailleurs. Un marché Hmong s'installe dans les rues où différents marchands vendent des produits faits main. Le marchandage est de mise. Nous avons également découverts un buffet pour la modique somme de 1$ où nous sommes retournés tous les soirs jusqu'à notre départ! Le lendemain, nous voulions voir le Tak Bat, rituel religieux durant lequel les moines défilent le matin vers 5h30 pour quérir de la nourriture auprès des fidèles, mais j'ai malencontreusement éteint le cadran et nous avons passé tout droit. Ce n'est que partie remise. En cette belle journée ensoleillée, nous avons visité le paradis. Je sais cela fait 2 fois que nous visitons le paradis au Laos (les 4 mille îles). Mais, les chutes de Kuang Si nous ont laissé bouche-bée. L'eau turquoise, la végétation environnante et la quiétude de cet endroit nous ont laissé sans mot. Notre émerveillement ne faisait que commencer. Lorsque nous avons mis les pieds à l'eau, des dizaines de petits poissons venaient nous nettoyer les pieds, un vrai "fish massage" gratuit. Nous pouvions même sauter à la corde à Tarzan. C'était magnifique! Un centre de préservation des ours sur le même site a également su nous attendrir. De surcroît, nous étions seul au monde, encore une fois. C'est la saison morte vous vous rappelez? Eh bien, nous l'aimons cette saison! Par ailleurs, nous avons assisté à nos premiers vrais jours de pluie depuis le début du voyage. Ce fut mémorable d'être complètement trempés au milieu de la rue à rire alors que tout le monde s'était réfugié et nous croyait fous! Vous auriez dû voir la tête de nos masseuses quand nous sommes arrivés au Khmu Spa détrempés en quête d'un massage traditionnel laotien. Vous pensiez quoi? On est en Asie. On veut essayer les massages traditionnels de chaque pays! Il était nettement plus vigoureux que le massage khmer, mais ô combien plus efficace. Je crois que nous sommes prêts pour le massage thaï. La vie est tellement difficile ici! Haha!

lundi 2 juillet 2012

Vang Vieng, est-on au Laos?

Après un trajet de près de 5h, nous sommes arrivés au cœur de la ville de Vang Vieng. Dès les premiers moments, cette ville nous a laissé un sentiment partagé. Pour commencer, nous avons cherché une chambre pour les nuits que nous comptions passer ici. Nous passons devant une hôtel qui nous semblait acceptable. Nous avons vite déchanté, la chambre était littéralement insalubre. Fourmis, excréments d'insectes, toiles d'araignées et j'en passe. Pour la première fois, nous changions d'hôtel après nous être enregistré. Nous trouvons finalement une chambre beaucoup plus acceptable. Au moment de sortir de notre guesthouse, nous entendons des mélodies que nous connaissons bien, enfin, plusieurs! L'ensemble des hôtels aux alentours jouaient en boucle les sitcoms américaines, tels que Friends, How I Met Your Mother, ainsi de suite... Nous qui croyions que nous étions au beau milieu du Laos et non dans une fraternité américaine. C'était complètement surréel et absurde. Pourquoi tant vouloir ressembler au monde occidental? Si nous sommes venus en Asie, ce n'est évidemment pas pour retrouver la télé. Le Laos a tellement plus à offrir si l'on fait quelques kilomètres pour découvrir l'essence de ce que Vang Vieng a déjà été. Sans compter les différents restos et bars proposant des Happy Pizzas ou encore des brownies ou du pain à l'ail à l'opium. Nous étions mal à l'aise au cœur de cette ville où la débauche est de mise. Ainsi donc, c'était le début de l'après midi, nous voulions faire nos petits achats, mais ce fut très long. Nous avons fait plus de trois fois le tour de la ville pour trouver ce que nous cherchions, surtout vu que les commerces en profitent pour vendre leurs produits pour 3 fois le prix. L'heure du souper approchait à grands pas. Nous avons rencontré un couple de Québécois avec qui nous avons passé la soirée et avons profité de l'occasion pour essayer les fameux "buckets" de mojito, qui étaient vraiment sublimes. Nous devons nous l'avouer, ces mojitos nous ont aidé à agrémenter la soirée, car nos compagnons étaient de bien piètre compagnie malgré tous nos efforts pour obtenir une conversation substantielle, celle-ci se limitant à parler d'opium qu'ils voulaient tant essayer après nous avoir dit que les chances qu'ils se fassent prendre étaient grandes ou encore de leurs expériences à moto en Asie (ou plutôt accidents devrais-je dire)... Par ailleurs, le seul autre sujet qu'ils connaissent est l'argent. Ils essaient de tout marchander même pour quelques sous, ce que nous avons convenus de ne pas faire Charles et moi. Dès le début du voyage, nous nous sommes entendus pour déterminer des prix justes et équitables pour les deux parties sachant que pour nous les quelques sous de différence valent moins que pour ces commerçants. À quoi bon alors? Leçon de la soirée : parfois, mieux vaut être seuls que mal accompagnés. Le lendemain matin, nous visitions les grottes de Vang Vieng. Nous étions seuls au monde dans ces grottes sombres et humides. C'était vraiment une expérience unique. Notre guide était plus que sympathique nous détaillant chaque histoire au mieux de ses connaissances et de son anglais! Il a répondu à toutes nos questions, sans exception. Entre ces grottes, le trek était sublime : des montagnes verdoyantes à perte de vue. La dernière grotte visitée fut une grotte immergée par une eau turquoise. Nous avons enfilé nos maillots de bain et nous avons monté sur une chambre à air pour utiliser le bon terme. Accroché à une corde, nous avons lentement parcouru cette grotte à l'aide de nos lampes frontales. Au fur et à mesure que nous avancions, notre guide chantait un chant sacré laotien. C'était vraiment irréel. L'écho de la grotte jumelé au fait que nous étions seuls au monde rendait l'expérience des plus agréables. Un souvenir qui restera gravé dans nos mémoires. La perte de mes lunettes de soleil dans cette grotte fut un moins bon moment, mais des lunettes Ray Ban ont vite su me réconforter. L'après-midi fut consacré à faire du tubing sur la rivière Nam Song bordée de bars où la devise est : "Drunk till you drop" ... Qui a eu l'idée d'allier baignade et alcool?! Heureusement, nous avions notre chaperon haha! Muni de son kayak notre guide dévalait avec nous cette magnifique rivière et nous attendait si nous voulions boire. Une lao beer chacun nous a suffi. On est pas fous quand même. Nous étions seuls au monde (encore!) sur nos tubes respectifs avec notre guide couché sur son kayak se laissant dévier au rythme du courant. L'expérience était magique mais on aurait pu se passer de la musique américaine. On peut pas tout avoir! Nous avons soupé dans un resto indien, parce que des fois, ça nous arrive d'être un peu las de la nourriture asiatique! Dodo tôt après avoir réussi à obtenir nos places dans un autobus pour Luang Prabang pour le lendemain matin. Ce fut de peine et de misère vu que la fille de notre guesthouse voulait nous placer sur un autobus à 11h du matin et que nous voulions 9h dans une minivan. Tout à fini par se régler quand je lui ai gentiment demandé de me rendre l'argent pour que je puisse acheter mes billets ailleurs. Elle ne voulait pas rater une occasion de faire cet argent! Au fait, les pancakes au Nutella achetées sur le bord de la rue sont les meilleures du monde tout comme les shakes de fruit que nous prenons beaucoup trop souvent.

Vientiane, capitale élémentaire

Nous sommes arrivés à Vientiane aux petites heures du matin. Vientiane n'a rien d'une capitale moderne, ou occidentale. Elle est similaire aux autres villes du Laos, mais avec un peu plus d'activités et de trafic. C'est bien là, la seule différence que nous ayions trouvé à première vue. Nous avons pris le temps de prendre un bon déjeuner dans une petite pâtisserie française, rien de mieux qu'un bon vieux croque monsieur. Par la suite nous avons conclu qu'il valait mieux prendre un vol jusqu'à Chiang Mai en Thaïlande plutôt que de traverser la frontière terrestre en lien avec des souvenirs trop récents et désagréables de corruption et pour une économie considérable de temps. Nous sommes donc allés réserver notre billet directement au siège social de Lao Airlines. La prochaine étape est la visite du temple Wat Sisaket, temple aux milles bouddhas et de la visite de Patuxai, l'arc de triomphe version asiatique qui nous donne une vue imprenable sur la ville et sur... Le palais présidentiel! Il est démesuré si on le compare aux autres bâtiments de la ville tant au point de vue de la grosseur que du point de vue esthétique, alors que le peuple vit modestement. Cela nous fait toujours sourciller. Le soir venu nous sommes allés nous promener sur les rives du Mékong qui n'était que l'ombre de lui-même, à moitié asséché. Plusieurs cours d'aérobie se donnaient sous un coucher de soleil des plus colorés. Prochain arrêt : Vang Vieng. Parenthèse comme cela en passant. Charles et moi avons beaucoup de temps pour discuter. Nous vous étonnons? Les trajets de bus sont parfois longs. L'une de nos conversations à porté sur la valeur du voyage. Sommes-nous fous de partir alors que tous travaillent? Nous perdons de l'argent en étant en Asie? Peut-être vous dites vous la même chose? Nous avons longuement discuté pour en venir à la conclusion que la découverte de cultures, de contrées et d'apprentissages divers vaut plus que le salaire que nous aurions pu faire dans la mesure où nous avons les moyens et l'intérêt pour le faire ce qui est notre cas. Le voyage forme la jeunesse à ce que l'on dit et selon nous, le moment est parfait pour le faire. D'ailleurs, nous avons toute la vie devant nous pour travailler n'est-ce pas? Sur ce, voici une phrase qui résume bien notre pensée : "Travel is the only thing you buy that makes you richer".

mercredi 27 juin 2012

Pakse, ville fantôme

C'est à regret que nous quittons Don Det, mais le voyage se poursuit et nous avons d'autres villes à voir! Donc, direction Pakse, histoire de ne pas faire un trop long trajet de bus jusqu'au nord. C'est une petite ville dont le tour a vite été fait. Elle nous semblait même un peu laissé à l'abandon. Nous avons voulu nous rendre aux plateaux Bolavens, mais comme c'est la basse saison, nous étions les seuls à vouloir y aller, ce qui rendait le tout très difficile. Nous avons donc profité du moment et du paysage, tout de même très intéressant. Nous avons également pris le temps de regarder les gens et leurs habitudes à moto. Les adultes portent des casques, alors que les enfants non. Avoir 8 ans et raccompagner ses amis semblent être normal. Être 5 sur une moto aussi! L'infirmière de trauma en moi stresse un peu quand elle voit cela, mais bon, on s'y fait! Nous avons découvert dans cette ville un resto nommé Delta Coffee où nous avons goûté un fabuleux café moka glacé, ce qui nous semblait inespéré ici! Nous avons vu le musée de la ville, mais faute d'explications en français ou en anglais c'était un peu difficile pour nous d'en comprendre le contenu. Ce fut quand même drôle lors de notre visite du Wat Luang de voir un moine se servir d'un weedeater. Bref, départ ce soir en bus de nuit pour Vientiane.

En route vers le Laos

Départ tôt ce matin pour Kratie en vue de rejoindre le Laos via la frontière au Nord du pays à Stung Treng. 8 belles heures dans un autobus. Ah l'Asie! Heureusement, le trajet fut relativement facile dans l'ensemble, sauf pour Charles qui ne supportait pas l'odeur des fruits pourris. On a vite constaté qu'en Asie, faute de connaissances du trajet, nous n'avons pas le choix de faire entièrement confiance aux gens d'ici, surtout quand pour une raison obscure, nous passons d'un bus voyageur à une minivan surpeuplée avec des sacs d'engrais pour voisins! Nous sommes arrivés à bon port, n'ayez crainte. Ils sont fiables. Nous sommes toujours arrivés à l'heure prévue au Cambodge, nous n'étions donc pas trop inquiets outre mesure. À Kratie, une horde de túk-túk nous attendait, comme d'habitude, mais comme la ville est petite, nous avons trouvé une guesthouse dans le temps de le dire et nous acons filé vers le bord du Mékong pour y admirer le coucher du soleil. Un repas sur le coin d'une rue partagé avec une cambodgienne de deux ans beaucoup trop enthousiaste. Après avoir piqué nos oeufs dans nos assiettes (nous n'étions pas mécontents d'ailleurs, nous sommes un peu tannés de manger des oeufs), elle s'amusait à frapper sur la table avec ses mains pour faire le plus de bruit possible et nous DEVIONS la regarder, sinon on se le faisait dire! Haha! Le lendemain matin, un autre trajet d'autobus nous attend. 2h dans une minivan surpeuplée encore, puis on nous dépose au beau milieu de nulle part en nous disant qu'un bus va venir nous chercher un moment donné. Ok. Attendons alors. 1h plus tard, un bus s'arrête et nous reprenons le chemin vers la frontière. Dans l'autobus, un Cambodgien qui s'occupe de faire les visas à la frontière nous dit que cela va nous coûter 55$ chacun vu que l'on est Canadiens, alors que malgré les frais du visa et les frais afférents (aka frais de corruption) devraient être de 45$. Je m'obstine, évidemment, sous le regard stressé de Charles qui voit le ton monter entre nous quand je dis que je vais descendre du bus pour faire mon visa moi-même et que je n'ai pas l'intention de lui laisser mon passeport! Ce faisant, il m'affirme que nous allons manquer le bus pour les 4000 îles et que nous serons pris à la frontière. Je ne change pas d'avis, malgré le fait que je sois un peu inquiète. Après avoir traversé la frontière cambodgienne (et payé les frais de départ du pays), passé devant le contrôle de santé sans s'arrêter (un autre frais supplémentaire) et avoir payé les frais d'overtime des douaniers vu que c'était samedi, nous avons été les premiers à obtenir nos visas. Le Cambodgien du bus a définitivement voulu nous arnaquer. Nous ne l'avons pas revu d'ailleurs. Nous n'avons pas trop rechigné quant aux frais contrairement aux autres, car comme nous a si "gentiment" mentionné le douanier "No money, no visa". Soulagement total à la réception de nos passeports,quoi que c'était un peu spécial d'être entre la frontière du Cambodge et du Laos sans trop savoir ce qui allait se produire. Une sensation de No Man's Land. Direction Si Phan Don aka 4000 îles, enfin! C'est pas peu dire, car cette région du pays est un vrai paradis et partout où l'on passe, les gens nous sourient et nous accueillent en nous disant : Sabaidy! Un petit bateau nous amène à Don Det où nous séjournerons 3 jours. N'ayant pas réservé de chambre à l'avance, on se laisse tenter par un bungalow où l'on est accueillis par des étrangers venus habiter l'un des bungalows depuis 2 ans de façon permanente, parce qu'ils ont été séduits lors de leurs nombreux passages ici. On se dit que ça ne soit pas être trop mal après tout. C'est ainsi que nous nous sommes confortablement installés dans nos hamacs respectifs avec vue sur le Mékong à regarder les pêcheurs, le coucher du soleil et à lire nos romans. Nous avons vécu notre premier orage du voyage ce soir-là et ce fut impressionnants, surtout du point de vue que nous avions de notre bungalow sur pilotis! Le lendemain, une ballade à vélo sur Don Khon a été des plus agréables. Les paysages étaient magnifiques, les chutes grandioses et l'endroit si paisible. Nous étions seuls au monde, ou presque si l'on pense aux nombreux boeufs croisés sur notre route qui cherchaient un peu de fraîcheur dans les quelques étangs que l'on pouvait trouver sur l'île! Fin de soirée dans les hamacs et souper avec la fille de Mama Dam, la cuisinière de notre complexe de bungalows, qui a ... 2 ans! Décidément, on les attire ces enfants! Comme il n'y avait plus rien à boire ce soir-là sauf de la Beer Lao, et bien, on s'est sacrifié! Meilleure bière de l'Asie du Sud-Est jusqu'à présent, si ce n'est pas la meilleure que j'ai goûté à vie.

jeudi 21 juin 2012

Angkor... WHAT?

Un bus de nuit nous a conduit jusqu'à Siem Reap. Le tùk-tùk de l'hôtel où nous résidions nous attendait et ce fut très apprécié surtout à 6h30 du matin! Après un détour à la pharmacie, un déjeûner sur Pub Street (la rue touristique de Siem Reap) et une douche, direction Angkor Wat à vélo. Nous ne savions pas dans quoi nous nous embarquions surtout en choisissant de faire le grand circuit. Au total, nous avons faits plus de 40 km sans manger et sous la chaleur intense. Enfin, ce fut agréable malgré tout. Le vélo avait pour avantage de nous permettre de nous arrêter au gré de nos envies à travers les majestueux temples du site et c'est peu dire. 2000 ans d'histoire, de culture et de ruines, c'est magique sans compter les singes que nous avons pu y voir. Par ailleurs, nous étions très peu nombreux sur le site, ce qui a contribué à rendre la visite encore plus magique. On se sentait seuls au monde! Bayon demeure selon nous, le temple le plus impressionnant avec ses magnifiques reliefs de visages suivi de Ta Prohm et ses arbres si imposants où Tomb Raider a été tourné. La fin de la journée a été un peu plus rude, constatant tout le chemin que nous devions parcourir pour revenir et considérant que la chaleur m'occasionnait beaucoup de nausées malgré toute l'eau que j'ai pu ingérer. Pour souper, une pho a contribué à me remettre sur pieds. En soirée, nous avons rendu visite à un québécois qui tient un bar à Shisha nommé le "Nomad Shisha Bar". Des discussions sur le conflit étudiant, le gouvernement québécois actuel et la politique en général ont su nous ramener chez nous le temps d'une shisha menthe/kiwi et d'un thé vert. Nous avons appris que le Cambodge est un pays très corrompu. Voulez-vous la citoyenneté de ce pays? Impossible à moins de faire un don d'honneur de 50 000$, rien de moins. Vous voulez une moto ? Pas moyen d'en acheter une. Sauf si vous payez les policiers. Autre pays,autres moeurs comme on dit! Le lendemain, nous n'avons pas fait la même erreur. Nous avons loué les services d'un chauffeur et de son tùk-tùk pour la journée pour visiter les temples d'Angkor que nous n'avions pas eu le temps de visiter la veille. Encore une fois, nous avons semblé être les seules personnes sur le site. Wow. Quels instants magiques gravés dans nos mémoires. D'autres moments aussi le resteront comme ces enfants qui passent la journée à venir nous voir pour nous demander d'acheter leurs différents produits avec une intonation qui a failli nous faire craquer plus d'une fois : "Lady, you want to buy this from me? Where are you from? You can speak two languages, french and english! Why don't you want to buy? Maybe later?" Malheureusement, nous savons très bien que l'argent ne leur revient pas. Nous avons appris que notre chauffeur désigné pour la journée gagnait que 80$ par mois. Je vous entends déjà me dire que le coût de la vie est moindre, mais faites le calcul. 80$ par jour c'est moins de 3$ par jour. C'est si peu. On s'est senti mal, on lui a laissé un pourboire (qui n'est pas usuel ici), qu'il a semblé apprécier. Pour souper, Charles s'est laissé tenté par un Lok Lak, repas typiquement khmer et moi j'ai mangé la meilleure soupe Tom Yam de ma vie! La dernière journée à Siem Reap a été dédié à remettre nos systèmes digestifs respectifs sur pieds avec soupes et repos. Nous en avons profité pour faire quelques achats dans le vieux marché vu que notre départ pour le Laos est imminent et nous avons profité d'une dernière soirée dans les rues si animées de Siem Reap.

Sihanoukville, ville aux milles plages

À notre arrivée à Sihanoukville, on a rapidement constaté que ce n'était pas une ville à visiter, mais une ville où il fait bon vivre. Les touristes sont nombreux, les plages sont belles et les vagues impressionnantes. On a vite compris que ce ne serait pas notre ville préférée, car elle n'a rien d'unique contrairement à Kampot ou Phnom Penh. Mais le fait de pouvoir se détendre un peu pour ralentir le rythme effréné des visites du dernier mois nous a plu surtout lorsque j'ai constaté que je ne pouvais plus ouvrir l'oeil droit dû à un orgelet. Au beau milieu de nulle part, quand il n'y a pas d'hôpitaux et que les cliniques utilisent du soluté de serpent, c'est pas rassurant. Heureusement, cet orgelet, bien que fort désagréable est bénin et qu'au moment d'écrire ces lignes, il a presque disparu grâce à l'onguent antibiotique que j'ai trouvé à Siem Reap! Nous avons particulièrement apprécié les soirées BBQ sur le bord de la plage à manger et boire de la Angkor pour 50 sous!

Kampot, l'authentique

Moins de 5h ont suffi pour nous mener à Kampot, un village campagnard situé au sud-ouest du Cambodge. On ne pouvait pas demander mieux pour apprécier ce pays. Nous avons été les premiers surpris lorsque nous sommes arrivés à l'heure, ce qui n'arrivait jamais au Vietnam! Nous avons déposé nos bagages à notre guesthouse et parcouru les quelques rues qui constituent ce magnifique petit village, puis nous nous sommes arrêtés dans une petite maison où ils servaient du poulet au cari et ne parlaient pas un mot d'anglais. Le langage des signes nous a bien servi! Le soir venu, nous avons pu admirer l'heure exquise comme dirait quelqu'un que l'on connaît bien (ou le coucher du soleil pour les autres) sur le bord de l'eau avec une vue magnifique sur le Mont Bokor. Un petit souper de crabe au poivre de Kampot et un massage khmer par de sympathiques masseurs non-voyants ont contribué à bien conclure la soirée. Le lendemain, nous avons pris part à une excursion vers Kep incluant la visite d'un village flottant de la tribu musulmane Cham, de la grotte de l'éléphant blanc, d'un champ de sel et d'une plantation de poivre. La soupe de crabe que nous avons dégusté sur le bord de l'eau fut des plus délicieuses. Nous avons pu voir les femmes aller chercher les crabes vivants dans la mer! Rabbit Island, une île près de Kep fut notre destination finale. À titre informatif, il n'y a plus de lapins sur l'île, puisqu'ils les ont tous mangés selon le guide. La baignade et la détente furent à l'honneur... Encore! Qui a dit que la vie était difficile? Le trajet en bateau pour s'y rendre a été mouvementé. Nous étions certains de chavirer tellement les vagues étaient fortes et le bateau semblait si peu solide. Pourtant, il n'en fut rien. Il faut croire qu'ils sont habitués! Ce fut assez cocasse de voir Charles essayer d'ouvrir une noix de coco en la lançant par terre à de multiples reprises sans jamais y parvenir et abandonner parce que trop épuisé. T'as juste pas la technique Charles! Haha!

vendredi 15 juin 2012

Phnom Penh, une ville charmante ou presque!

Départ pour le delta du Mékong à 7h ce AM. Après quelques heures de transports, nous avons pu voir le marché flottant qui est assez impressionnant, mais aussi peu chalandé en raison de l'heure oùous y sommes allés. Les activités s'y déroulent plutôt vers 5h le matin. Ici, on y retrouve de l'ananas pour 10 sous le kilo, des melons d'eau pour 10 sous le kilo, par exemple. Ensuite, nous avons vu comment les habitants du delta font des bonbons à la noix de coco et des feuilles de riz. Fort intéressants! Puis, l'heure du lunch est arrivée avec comme arrière-plan un serpent de 3m ... Dans une cage, heureusement! Ici, ils font de l'alcool avec ceux-ci. On avait la possibilité d'y goûter, mais ouf... Non merci! Au menu en après-midi, la visite d'une ferme de crocodile. Prière de ne pas trop s'approcher de ces reptiles, parce qu'ils sautent! La journée s'est terminée à Chau Doc, ville de transition pour passer la douane cambodgienne. Le souper fut des plus délicieux dans un restaurant nommé Baybong où nous avons mangé des fameux Hotpots aux fruits de mer et au bœuf. Enfin, dodo dans un hôtel flottant! Le lendemain, le guide nous annonce que nous n'avons pas le temps d'aller avoir le peuple Cham tel que prévu à cause des vagues... (où ça des vagues???) Donc, départ pour Phnom Penh. Le trajet qui devait prendre 3h en à pris 7h. Mais, apparemment que c'est chose courante avec la compagnie Delta Adventure Tours. À éviter, si vous allez au Vietnam. En plus,le guide s'est pris une commission lorsque nous avons faits nos visas pour le Cambodge. Étant habitués avec les façons de faire au Vietnam, nous ne nous sommes pas trop plaints contrairement à d'autres qui n'en revenaient tout simplement pas. Selon nous, ces expériences et mauvaises aventures font partie du voyage. Charles appelle cela les colonnes gains/pertes, même si plus souvent qu'autrement ces aventures se retrouve dans la dernière colonne. À notre arrivée à Phnom Penh, nous ne nous sommes pas faits priés pour prendre un túk-túk (moto avec une genre de cabine à l'arrière) vu la chaleur. Dans la rue c'est tout ce que l'on entend :"Sir, túk-túk? Lady, túk-túk?" Nous avons visité la ville à pieds, sous la chaleur accablante. Un petit arrêt dans un resto indien nous a fait le plus grand bien car nous n'avions pas mangé depuis plusieurs heures. Par ailleurs, les gens ne klaxonnent pas vraiment ici. Quel bonheur! La ville semble également plus propre et plus aérée que Hanoi ou Saigon. Il y a beaucoup d'espaces verts. Nous avons croisés de nombreux moines et les trouvons très élégants dans leur robe rouge et orange. Le bord de la rivière Tonlé Sap est plutôt intéressant surtout avec les cours de Zumba qui s'y donnent en plein air! La nuit fut rude pour moi ce soir là, constatant la présence de punaises dans mon lit et de nombreuses morsures le lendemain matin. Les hôtes ont semblé avoir réglé le problème la nuit suivante, mais j'en doute un peuvu la résistance de ces insectes. Ce jour là, nous avons visité le musée national où bouddha est à l'honneur sous toute ses formes (assis, debout, couché). C'est un lieu paisible. Ensuite, visite du palais royal et de la pagode d'argent. Un site enchanteur arborant une architecture des plus spectaculaires, très différente de ce que l'on a vu précédemment. Les temples Phnom et Ounalom ont également faits partie de nos visites, quoique moins impressionnants. Pour finir, nous avons visité le musée du génocide de Tuol Sleng. Autant j'ai pu être révolté contre la torture au musée des souvenirs de guerre de Saigon, autant j'étais hors de moi ici. La violence des Khmers Rouges envers la classe élite du peuple cambodgien est révoltante et totalement gratuite. Porter des lunettes était une bonne raison pour être liquidé et les moyens de torture me laissent sans mot tout autant que les crânes et os qui y sont exposés. Encore plus révoltant de savoir que Pol Pot , le leader a vécu de beaux jours en Thaïlande jusqu'en 1998 après sa fuite du Cambodge lors de l'intervention vietnamienne pour arrêter cette tuerie! Après cette journée chargée en visites, nous avons mangê dans un petit resto sympathique, assis sur des cousins par terre avant de revenir à l'auberge nous coucher. Départ pour Kep et Kampot demain.

mardi 12 juin 2012

Saigon et son histoire

Dernier arrêt de l'open-bus tour = Saigon ou Ho Chi Minh Ville. C'est comme vous préférez, mais nous on préfère Saigon après avoir lu sur l'histoire de la guerre du Vietnam. Mais avant toute chose, le bus nous avait réservé une dernière surprise ... Evidemment! On nous a oublié. On m'a dit que la réservation était pour 1h30, mais sur le billet c'est 8h. De toute façon j'avais confirmé par téléphone la veille et c'était bien 8h. J'ai comme l'impression qu'on a essayé de nous en passer une... Encore une fois. Mais sachez que malgré ces mésaventures d'autobus, nous apprécions le Vietnam et ce, pour plusieurs raisons ; les paysages, la plupart des gens que l'on croise sur notre route, la nourriture, les odeurs. Bref, les points négatifs sont peu nombreux. Ceux-ci concernent bien souvent les services locaux de transports et les tours, mais sinon c'est tout. Finalement, il y avait 2 places disponibles à 8h apparemment donc nous pouvons nous rendre tel que prévu. À notre arrivée à Saigon, on nous accueille chaleureusement. Il paraît que c'est la journée Crazy Sunday à notre guesthouse, on nous y invite donc le soir à savourer un repas gratuit et à participer à différentes activités avec d'autres backpackers à notre retour du musée des souvenirs de guerre (autrefois appelé musée des atrocités de la guerre). Le musée comme tous les autres musées au Vietnam en est un où la propagande y est flagrante. On ne compte plus les symboles du communisme ni les photos de Ho Chi Minh depuis le début de notre voyage. Le musée contient seulement les atrocités commises par les Américains envers les Vietcongs. Bien sur, on ne voit pas l'envers de la médaille, le point de vue des Vietnamiens du sud. Par ailleurs, les Vietcongs affirment qu'ils sont entrés en guerre pour la oibération du sud du Vietnam contre la résistance américaine alors qu'un Vietnamien ayant combattu pour le sud, et avec les américains par le fait même, affirme que c'est tout à fait faux et qu'ils se battaient car on voulait leur imposer une dictature communiste. Cette même personne nous a fait réfléchir en nous disant que seulement les gagnants font partie de l'histoire et qu'on ne parle jamais des perdants... Sachez également qu'il n'existe qu'un parti au Vietnam et qu'il est interdit d'en créer un autre. Démocratie? Pas sûre... Les images de ce musée demeure à mon sens très difficiles à regarder que l'on soit d'un côté comme de l'autre. Après une petite visite de la ville, nous retournons à la guesthouse. Plusieurs activités m'ont permis de gagner une nuit dans cette même guesthouse et nous avons pu rencontrer et échanger avec des gens des quatre coins du monde. Une bière ou deux ont contribué à bien terminer la soirée dans un petit bar du coin où celle-ci coûtait la modique somme de 50 cents. Le lendemain, nous avons visité les tunnels de Cu Chi, là où la guérilla des Vietcongs s'est installée pour la soi-disant libération du sud contre les États-Unis. Leur système était, on doit se l'avouer, fort ingénieux, mais pas pour les claustrophobes! Charles y est allé, moi non. Il fallait être accroupi pour pouvoir les traverser. À noter qu'ils ont été agrandis pour les touristes, mais qu'à l'origine, il fallait y ramper! Encore une fois, on nous montre une vidéo où la propagande est de mise. Le guide nous mentionne qu'il a dû subir une "rééducation" vu qu'il a combattu pour le sud, ou ce qu'on appelle communément un "brainwash". Ho Chi Minh demeure pour lui un dictateur. Sa photo est partout. Dans tous les lieux publics, les lieux privés. Partout. Donc pour nous, après analyse de la situation, HCMV est vite devenue Saigon, car la ville comme nous le savons, à pris le nom de ce chef communiste. Enfin,nous avons visité le palais de la réunification. Même histoire ici. Pour souper, nous avons mangé notre meilleure pho du Vietnam et avons magasiné quelques souvenirs. Puis, nous avons proposé à Nick, un américain que nous avons rencontré, d'aller prendre une bière ou deux dans un petit bar du coin. Nous nous sommes retrouvés 9 ! C'était fort agréable, mais le retour fut tardif. Il était près de 3h15 quand nous sommes rentrés. Dire que notre bus part à 7h pour le delta du Mékong. Ouf. On est jeunes qu'une seule fois! L'une des meilleures soirées de notre voyage sans contredis.

Mui Ne, l'exotique

C'est le départ de Dalat pour Mui Ne. Le trajet en autobus n'est même pas encore commencé que ça s'annonce mal. Sur le billet, l'heure inscrite pour le départ était 13h30, on nous apprend lors de notre confirmation que c'est plutôt vers 7h30. Intrigant...mais bon. Nous arrivons à la station d'autobus où était stationné un autobus dans un état de délabrement très avancé, un immense trou dans la porte (ressemble l'impact d'une motocyclette). Il ressemble beaucoup plus à un autobus local qu aux autobus voyageurs habituels. Les 5 voyageurs étrangers, dont 3 russes, sont confinés à l'arrière avec les bagages. Nous finissons par partir, mais au bout de 20 minutes, nous nous arrêtons au beau milieu d'un petit village pour 20 minutes. On ne se rendra jamais à ce rythme là. On finit par réaliser que nous changeons d'autobus dû à un bris sur le nôtre. Au même moment on réalise que les vietnamiens ne semblent pas très portés sur leur environnement. Une femme d'environ 40 ans monte à l'intérieur du bus pour manger ses arachides, mais à notre plus grand désarroi, elle jetait ses écailles directement sur le plancher de l'autobus. Le plus long trajet d'autobus de tout le Vietnam ne fait que commencer alors que nous n'avons que 200 km à parcourir. En montant dans le nouvel autobus, les cinq étrangers se retrouvent encore une fois à l'arrière. Sauf que cette fois-ci, les bancs étaient en très mauvais états. L'espace disponible pour les jambes semblaient infinitésimale. Les 3h à venir semblaient soudainement beaucoup plus longues. Nous finissons par entamer notre trajet, sauf que toujours de surprises en surprises, nous empruntons la vielle route plutôt que l'autoroute pour des raisons inexpliquées. Les 3h supposées se transformèrent en 6h dans des chemins serpentants les montagnes et vallées. Nous finissions par arriver à Mui Né. À l'arrivée nous découvrons un joli village sur le bord de la mer de Chine. Les seuls établissents d'hébergement disponibles sont des Resort. Des vrais petits paradis, chambres coquettes avec que palmiers et quelques pas seulement nous séparent de la plage et de ses belles grosses vagues. La baignade fut des plus amusantes dûes aux vagues plutôt impressionnantes. L'eau est turquoise, rien de moins. Le lendemain, nous partons à l'aventure à bord d'un jeep ayant fait la guerre, mais c'est cocasse. À l'ordre du jour : le Fairy Stream, les dunes de sables rouges et blanches ainsi que le village de pêche. Le premier arrêt nous fait découvrir une étendue d'eau dans laquelle nous nous promenons pieds nus à travers des montagnes de sable orange. De toute beauté, et plutôt agréable pour les pieds! Par la suite, le vent s'élève alors que nous nous rendons vers les dunes. Il semble y avoir une tempête de sable. Toute une expérience comme dit Michelle, l'anglaise qui fait partie de la même excursion. La douleur est intense lorsque le sable vient frapper nos jambes lors de notre ascension sur les dunes. Cela ne nous a pas empêché de faire du crazy carpet! C'est assez inusité. Moins rapide que sur de la neige mais une toute autre sensation que de descendre sur du sable. À ce moment, le ciel était d'un noir assez sombre ce qui rend nos photos plus que magnifiques. Dommage que je n'arrive pas à les mettre sur le blog. Puis, le beau temps est revenu pour les dunes de sable rouge. Le village de pêche quant à lui était calme, puisque l'activité se déroule à l'aube et non pas en après-midi. Nous avons fait la découverte d'un charmant resto sur le bord de la mer et y sommes retournés à 2 reprises. Le genre de resto où tous les fruits de mers frais s'y trouvent, étalés sur un présentoir et où nous avons qu'à choisir ce que nous voulons. Un hotpot aux fruits de mer (genre de soupe aux légumes, crevettes et calmars), du crabe au tamarin, des rouleaux de printemps aux crevettes et des nouilles frites aux légumes ont constitué le menu des deux derniers jours. Demain, départ pour Saigon!

vendredi 8 juin 2012

Dalat, l'unique

Première surprise de la journée, le bus ne nous a pas ramassé tel que prévu à l'hôtel, car je n'ai pas bien prononcé le nom lors de la réservation. Oh surprise, je ne parle pas vietnamien. Open-bus tour au Vietnam = bonne idée, mais il faut choisir sa compagnie, ce que nous ne savions pas vu qu'on nous l'avait recommandé à notre arrivée à Hanoi. Deuxième aurprise : après avoir réglé ce petit souci technique, on se retrouve dans un bus d'une autre compagnie tout droit sortie de la ferraille. Heureusement, nous sommes arrivés à bon port. Nous y avons trouvéune ville tout à fait différente c'est-à-dire qu'on y retrouve une architecture française, ce qui est charmant. D'un autre côté ce fut bien plaisant de chercher notre hôtel alors que les rues changent de noms aux 2 minutes même si nous n'avons pas changé de direction et alors que les numéros de porte ne sont pas en ordre. Pas la peine de demander à quelqu'un dans la rue, ils nous induisent toujours en erreur. Le groupe de motos du coin, appelé Easy Riders, qui offrent des tours, nous ont gentillement guidés, mais furent insistants ensuite, car ils voulaent qu'on réserve avec eux. Ici, rien n'est gratuit, pas même une information. Ensuite, il s'est mis à pleuvoir. Ici, rien de surprenant. Nous avons donc tranquillement dégusté une pho avant de reprendre la route une fois l'averse passée. Nous avons visité le palais d'été du roi Bao Dai, mais peu intéressant on doit se l'avouer pour ensuite se diriger vers la Crazy House Nga, une maison d'une architecture plus que particulière qui nous a rappelé l'oeuvre de Gaudí en Espagne! Wow! Une petite pause au lac nous a fait le plus grand bien. De jeunes vietnamiens apprenant l'anglais sont venus nous jaser, histoire de pratiquer. Ils voulaient nous inviter à dîner le lendemain, mais notre départ pour Mui Ne était à 7h AM. Une échange de courriel a donc complété la discussion. Nous avons ensuite marché un bon moment à travers la ville pour finalement nous contenter d'un bon repas dans un petit resto du coin. Au fait, on se fait toujours prendre en photos par les Vietnamiens, Charles nous appelle les phénomènes de foire. Parfois, ils sont subtils, d'autres fois vraiment pas. Ma stratégie pour désamorcer la situation malaisante : sourire et faire un signe de peace, ce qui les amuse. En passant, si vous avez instagram suivez-moi : cathlego. J'arrive à y publier des photos!

Nha Trang à 45 degrés

Le bus de nuit ne fut pas trop pénible, voire même relativement agréable. À notre arrivée, nous avons loué des vélos pour visiter la ville connue pour ses plages. Premier stop: une cathédrale. Très jolie, mais sans plus. Elle était très similaire à ce que nous voyons au Québec. Deuxième stop : une pagode avec un bouddha de 14m de hauteur. Franchement impressionnant. Les moins étaient en pleine cérémonie c'était fascinant de les voir chanter. La route pour s'y rendre fut moins fascinante. Je m'explique. Parcourir une grande ville à vélo au beau milieu du trafic comprenant motos, taxis et camions c'est plutôt intense. Surtout quand il fait pas moins de 45 degrés. Malgré la crème solaire, un vietnamien n'a pu s'empêcher deme faire remarquer que j'avais changé de couleur. Troisième stop : Po Nagar Cham Towers, des tours érigées pour les déesses du pays. Calme et paisible comme endroit et d'une beauté hors du commun avec vue sur la ville, la plage et les nombreux bateaux accostés au port. Ensuite, nous avons voulu prendre un bain de boue, mais le prix était ridiculement élevé. La plage a donc servi de second violon. Celle-ci était déserte. C'était presque silencieux... Pour une fois! Il n'y avait que quelques bruits de klaxons ici et là. Sur le chemin du retour, un petit resto style BBQ où l'on pouvait faire cuire nos aliments nous-mêmes nous a servi de dîner et de souper vu la journée chargée. Le lendemain,nous avons pris un tour en mer pour visiter les îles avoisinantes comprenant baignade, snorkeling et visite d'un aquarium. Voir les coraux et les poissons de si près a été une expérience magique. Le moment où Charles s'est fait piquer par une méduse le fut moins,mais rien de grave heureusement. Par ailleurs, nous avons remarqué que les Vietnamiens adorent chanter, sauf que pour la plupart c'est désagrable à entendre, chose qu'ils n'ont pas compris! Au retour, nous avons découvert un restaurant extraordinaire : Lanterns. Les gens y sont si chaleureux et la nourriture si bonne. Pour moi : boeuf aux ananas servi dans l'ananas elle-même en guise de bâteau et poulet au lait de coco pour Charles dans la noix! Belle soirée à Nha Trang avec pour finir une petite ballade sur le bord de la plage alors que tout est illuminé. Direction Dalat demain!

lundi 4 juin 2012

Hoi An, ville aux milles lanternes

Le trajet en autobus fut étonnement plus agréable, nous en avons profité pour lire un peu. À notre arrivée à Hoi An, nous avons été surpris par le calme et la beauté de cette ville où chaque rue est illuminée par des lanternes de tailles et de couleurs différentes. Par contre, on constate immédiatement que c'est une ville beaucoup plus touristique que les autres. Il nous aura fallu moins de 5 minutes pour comrendre qu'ici, l'attraction majeure est laconfection de vêtements sur mesure. Nous avons donc déambulé à travers les multiples ruelles afin de trouver ce qui ferait notre bonheur. Nous avons convenu revenir le lendemain pour réfléchir aux différentes offres. La nuit porte conseil à ce qu'il paraît. Nous avons terminé la soirée dans un petit resto à manger les repas locaux : Cao Lau (porc, fèves germées et nouilles) et White Rose (pâte de riz frites à saveur de crevette, le tout dans une ambiance des plus intéressantes. Le lendemain, nous sommes retournés pour choisir nos vêtements. Quelques négociations et mesures plus tard, nous avons commandé un veston et une chemise pour Charles et deux robes pour moi (incluant la fameuse Windy Dress dont j'ai tant parlé). Nous ne savions pas trop à quoi nous attendre. Quoi qu'il en soit, nous ne pouvions voir le résultat que le le demain. Nous sommes donc allés la plage Cua Dai à pieds, pensant que ce serait tout près. Il nous aura fallu plus de 1h15 pour s'y rendre. Ce fut agréable malgré tout. La plage était belle, mais l'eau était peu rafraîchissante. Charles est retombé en enfance. Il était beaucoup trop enthousiaste à l'idée de faire un château de sable. Ce samedi soir avait lieu la légendaire soirée de la pleine lune à Hoi An, une soirée festive où nourriture, musique et lanternes sont à l'honneur. C'était magique. Nous avons acheté une lanterne et l'avons mis à l'eau au profit d'enfants vivant dans la pauvreté. Puis, nous avons pu essayé nos vêtements ce matin. Le résultat est impressionnant, car il correspond exactement à ce que nous avions demandé. Ne reste plus qu'à attendre l'autobus qui nous mènera à Nha Trang cette nuit. Espérons que cette fois, nous pourrons dormir, mais j'en doute.

vendredi 1 juin 2012

Motorbike et circulation déroutante

Au réveil, il pleuvait à boire debout. La joie. Et nous qui voulions aller à Tam Coc en motorbike à 10 km de Ninh Binh. Heureusement, nous savons qu'ici, il ne pleut jamais très longtemps. Le temps de prendre un bon déjeûner et puis, c'était déjà fini. Puis, est venu le moment fatidique : monter sur un motorbike manuel et conduire au Vietnam, là où l'on circule de façon tout à fait aléatoire. Laissez moi vous dire que je me suis vangée! Oh que oui. J'ai littéralement abusé du klaxon et j'ai ressenti une grande satisfaction. Charles assit derrière était mort de peur, mais bon, c'est un détail. C'est lui qui ne voulait pas conduire. Nous avons réussi à nous rendre à Tam Coc, qualifiée de Baie de Halong terrestre. C'était magnifique. Nous avons passé deux heures sur une petite chaloupe à naviguer entre et à l'intérieur de ces gigantesques rochers. Seul point négatif : on essaie toujours de nous vendre mille et un coussins et ce, malgré nos refus constants. Ils sont insistants quand il s'agit de vendre. Facile de poursuivre notre route quand on est à pieds, mais plus difficile à bord d'une chaloupe. Nous avons dîné dans un petit restaurant local et c'était délicieux. Au menu : bœuf grillé aux champignons pour moi et aux ananas pour Charles. Le retour en motorbike a été beaucoup plus facile. Le garçon de notre guesthouse avait l'air étonné de nous voir de retour. Ninh Binh est une ville plutôt inintéressante dans l'ensemble. Elle semble être un transit pour aller à Tam Coc et au parc Cuc Phuong. Le soir venu, ce même garçon et son père ous ont amenés à ce qui nous servait d'arrêt d'autobus pour Hué. L'endroit était peu éclairé et sur le bord de l'autoroute. On était au beau milieu de nulle part et doutions de pouvoir nous rendre à destination. Heureusement, le sleeping bus est arrivé une heure plus tard que prévu. Dieu seul sait comment ils ont réussi à nous localiser. Le trajet ne fut pas des plus reposants. Le chauffeur freinait brusquement et klaxonnait sans arrêt. Le trajet qui devait prendre 8h en a pris 12 et Charles dit qu'on a presque fait un face à face. Bienvenu au Vietnam! À notre arrivée à Hué, parce qu'on s'est finalement retrouvé à bon port, le staff de notre guesthouse nous a accueilli comme des rois : jus de mangue frais, mangue fraîche et ventilateur (nous devions avoir l'air d'avoir chaud je suppose!). L'une d'entre eux tentait de nous faire la conversation en français. Après une bonne douche, nous avons été visiterla Citadelle et les tombes de la dynastie NGuyen. Ces endroits furent d'un calme et d'une beauté reposants. Pizza pour souper. Oui oui. On en avait envie. Direction Hoi An aujourd'hui où nous passerons 2 nuits, histoire de ralentir un peu.

mercredi 30 mai 2012

Hanoi, pour une dernière fois

Aujourd'hui, c'était le retour de Sapa vers Hanoi. Nous sommes arrivés à 5h30 du matin. Nous avons été encore une fois chanceux d'avoir des co-chambreurs non-fumeurs. Les lits étaient plutôt confortables. Lors de notre arrivée à Hanoi nous avons expérimenté la négociation de prix avec les chauffeurs de taxi. Ils voulaient nous charger plus du double de la valeur réelle du trajet... Ensuite pour faire changement, il s'est mis à pleuvoir. Au même moment, nous nous faisions prendre en photo par les jeunes vietnamiennes. Elles semblaient y prendre un malin plaisir. Nous avons eu envie de tester les fruits locaux, des litchis, des raboutants et des ananas. Ils étaient délicieusement juteux! Par ailleurs, Moon, la responsable de la guesthouse a négocié Les prix pour nous. En après-midi, Charles ne se sentait pas bien. Elle est sortie dans la rue pour aller acheter un thé vietnamien qui selon elle, était le remède. Étonnement, cela a fonctionné. Nous avons profité du beau temps en après-midi pour lire dans un parc en attendant le bus qui nous amène à Ninh Binh. Ce bus, bien que relativement confortable, nous a déposé hors de la ville sur le bord de l'autoroute en nous disant "near, near". Pas près du tout finalement. 30 minutes à se promener à travers des ruelles sombres avant de pouvoir trouver notre guesthouse. Heureusement, les proprios forts sympathiques nous ont accueillis comme des rois. Demain nous visitons Tam Coc et espérons y aller en motorbike à nos risques et périls. En principe, nous devrions quitter Ninh Binh pour Hue en sleeping bus demain soir, si celui-ci ne nous oublie pas, car la responsable à Hanoi ne comprenait rien de ce que je lui disais. Le garçon de notre guesthouse à proposé d'appeler pour nous. À suivre.

mardi 29 mai 2012

Sapa

Le train de nuit qui nous mena à Sapa fut étonnamment confortable, malgré les apparences. Le train semble être sorti tout droit d'un film des années 30'. Il était 5h30 à notre arrivée à Lao Cai. Un bus nous mena ensuite à destination. Nous avons enfin pu manger un bon déjeuner, pas que les autres étaient mauvais, mais il fut agréable de manger autre chose qu'un pain et un œuf trop cuit. Peu après notre guide, une jeune femme Hmong nous attendait pour le début du trek. Nous avons entamé notre descente à travers les terrasses de rizières creusées à même la vallée. Un travail d'une beauté naturelle hors du commun. Tantôt il pleuvait, tantôt il faisait soleil et c'était bien ainsi. Les enfants vont et viennent à travers les rizières pendant que les parents y travaillent. Le trek ne fut pas des plus faciles vu la température et donc l'accumulation de boue un peu partout. J'ai opté pour des bottes de pluie louées à l'hôtel du coin alors que Charles a préféré ses bons vieux souliers. Mon choix fut le meilleur puisque jai pu avoir le plaisir de sauter à pieds joints dans tous les trous d'eau possibles et inimaginables ! :-) Le soir venu, nous avons logé dans un petit village chez une famille Hmong et y avons fait la rencontre de nombreux touristes des quatre coins du monde : anglais, espagnols, portugais, américains et malaysiens. Une belle soirée à partager nourriture, bières et histoires diverses! La famille Hmong nous a fait boire des shooters de vin de riz. Verdict = goût de Tequila de mauvaise qualité. À fuire, donc. Autour d'une partie de cartes, les ados de la famille se plaisait à en faire boire au perdant. La joie. Je perdais toujours... Après une bonne nuit de sommeil, nous avons repris le trek sous le soleil. Les paysages étaient à couper le souffle! Pour bien finir cette excursion, rien de mieux qu'une bonne soupe pho! Pour l'instant, nous attendons l'autobus qui nous amènera à la gare de trains. D'autres nouvelles suivront! En espérant que vous alliez bien. Donnez-nous de vos nouvelles.

dimanche 27 mai 2012

Baie de Halong

Nous revenons tout juste d'une excursion dans à Baie de Halong et sur l'île de Cat Ba. Cette région du Vietnam est paradisiaque! Le trajet en autobus pour s'y rendre ne fut pas de tout repos, la conduite des vietnamiens laissant à désirer, mais le voyage en vaut la peine! Nous avons monté à bord d'un bateau qui nous a conduit jusque dans la Baie et qui nous a servi de logis pour ne nuit. Nous avons visité une grotte, appelée la "Grotte des Surprises" dans une ambiance digne d'un film du Seigneur des Anneaux. Nous avons ensuite pu faire du kayak dans la Baie. Nous avions peine à croire que nous étions dans un si bel endroit. Charles se plaisait à dire qu'il y a pire comme paysage! Enfin, nous avons pu nous baigner un peu avant de souper sur le bateau et admirer le coucher du soleil à bord. Le lendemain nous avons pris un autre bateau pour nous rendre à Cat Ba Island où nous avions l'impression d'être seuls au monde. Seul le bruit des quelques chèvres rencontrées au passage lors de notre excursion à vélo meublait le silence. Il pleuvait à boire debout mais cela rendait l'expérience magique! Nous avons visité un petit village sur l'île où la simplicité est de mise. Cela nous amène à réfléchir à notre consommation excessive. Ici, aucun gaspillage. Tout se consomme ; fruits, légumes, animaux (incluant chiens et chats à notre plus grand désarroi, bien que nous étions au courant). Nous avons également remarqué que les Vietnamiens travaillent sans relâche et en famille 7 jours semaine. Chacun y met du sien. Pas étonnant de retrouver un si bas taux de chômage. Finalement, nous avons fini la journée dans un coin de l'île où l'on retrouve de coquets bungalows avec vue sur la Baie. La belle vie comme dirait l'autre! Nous en avons profité pour nous baigner et faire du kayak. Il y avait là toute une faune mais en particulier plusieurs crabes et beaucoup, trop, de méduses! Nous avons joué au Frisbee avec 2 enfants et avons eu beaucoup de plaisir! Charles leur a enseigné comment arriver à le lancer et ce, malgré la barrière de la langue et malgré leur jeune âge. Enfin, avons passé la soirée avec un groupe de néo-zélandaises et un couple d'australiens, ce qui fut très agréable. Nous revoilà à Hanoi, mais c'est de courte durée puisque nous repartons pour Sapa à bord du train de nuit dans quelques heures. À peine le temps de prendre une soupe et de se doucher! Désolée pour les photos, pour l'instant je n'arrive pas à les insérer sur le blogue ! Ce jour viendra, je l'espère car nous aimerions vous partager ces instants magiques!