dimanche 22 juillet 2012

Koh Tao, l'île de la Tortue

Pour se rendre dans le sud de la Thaïlande, nous avons dû prendre un train. Nous avions réservé un train ayant des couchettes pour effectuer le trajet de nuit et ainsi gagner du temps. Nous nous rappelions les trains du Vietnam qui étaient très confortables et agréables, nous pensions que ça se passerait aussi bien. Une fois que nous avons franchi la porte d'entrée de la gare, nous avons constaté l'âge avancé du train dans lequel nous allions prendre place. Le train devait avoir au moins 40 ans. Nous avons mis un certain temps avant de réaliser qu'il s'agissait bel et bien de notre wagon. Nous n'étions pas les seuls à avoir eu cette réaction. Malgré tout, le trajet se déroula comme prévu et nous sommes arrivés à Chomporn vers 5h15 du matin. Ensuite, nous devions prendre un bateau jusqu'à Koh Tao. En arrivant dans la baie de l'île, la première chose qui nous a sauté au visage était la clarté de l'eau et le paysage idyllique voire paradisiaque. La végétation luxuriante mêlée à l'eau turquoise nous laissait bouche-bée. Après avoir déposé nos bagages à notre guesthouse, nous avions une grosse décision à prendre, faisons-nous le cours Open Water de PADI ou faisons-nous seulement une plongée découverte. Gros dilemme! Nous sommes donc partis à la recherche d'une compagnie de plongée parmi les 62 que possède l'île. Nous nous sommes laissés convaincre par une compagnie de plongée nommée Golden Divers. Toutefois, Catherine avait quelques appréhensions par rapport à la plongée. Nous avons donc commencé par une journée découverte, une sorte d'introduction à la plongée avec quelques instructions de base et si tout se déroule comme prévu, nous pourrions alors compléter le PADI. Nous dans la avions même droit à un instructeur francophone privé pour nous seul. Nous aurions pu avoir des cours en russe, anglais, thaï, allemand, espagnol, italien, néerlandais, etc. Le lendemain matin, nous étions fébriles à l'idée d'aller plonger dans une eau limpide et remplie de vie. Arrivés au centre de plongée, nous avons suivi nos quelques cours et sur le coup de midi, nous sommes partis pour une petite baie nommée Japanese Garden. Une petite plage de sable fin qui se perd dans la mer turquoise. Le temps de mettre notre équipement et de se familiariser avec le scaphandre de plongée et nous étions à l'eau. Nous devions mettre une combinaison mouillée, un stabilisateur, une ceinture de lestage, une bonbonne d'air comprimée, un détendeur et sans oublier masque et palmes. À 3 on saute,1,2,3,GO! Notre première impression fut que malgré le poids de tout cet équipement nous flottions. Nous devons nager quelques mètres pour se rendre en eaux peu profondes pour effectuer les quelques exercices. Une fois le détendeur en bouche, la sensation de ne pas respirer l'air ambiant nous surprend quelque peu. Après quelques minutes nous réussissons à respirer presque normalement. Le premier test consiste à descendre sous l'eau avec le détenteur. Lorsque l'eau vous passe par dessus les yeux, un sentiment jusque-là encore inconnu vous envahi. Respirer sous l'eau semble surnaturel. Le second test consiste à enlever le respirateur et le remettre sous l'eau. Aucun problème à réaliser celui-ci. En revanche, le troisieme exercice consiste à remplir le masque d'eau et de le vider tout en restant sous l'eau. Catherine eut quelques problèmes à réussir cet exercice. Notre professeur était vraiment gentil et très patient. Son calme apparent ne pouvait que nous rassurer. Il faut dire que c'est inhabituel de respirer sous l'eau, de surcroît par la bouche, alors le premier réflexe consiste à respirer par le nez. Il faut un grand contrôle sur soi-même pour éviter de paniquer et faire une differentiation bucco-nasale. Après quelques minutes, tous les petits trucs à savoir furent assimilés. Il nous restait plus qu'à plonger et nager parmi les poissons. Lorsqu'on plonge, c'est la totale quiétude qui règne sous l'eau. Le seul bruit qu'on entend c'est le bruit de sa propre respiration. Peu importe les problèmes qu'on peut avoir, ils disparaissent instantanément. Lors de notre plongée, nous étions impressionnés par la quantité de vie qui nous entourait. Le nombre de poissons, coraux, mollusques, qu'on pouvait voir était astronomique. Les poissons étaient à portée de main. En plus, quelques poissons nettoyeurs se permettaient de venir nous taquiner et nous délester de nos peaux mortes. Je n'avais jamais vu autant de vie en quelques secondes. Nous voyions toutes sortes de poissons de toutes les couleurs. C'était magique. J'étais déjà tombé en amour avec ce nouveau sport. Nous avons atteint plus de 10 mètres de profondeur. Notre plongée a duré plus de 48 minutes. Nous sommes remontés sur le bateau pour profiter des fruits frais qu'on avait préparés pour nous. Aucune photo, aucune description ne peut rendre justice à la beauté qui s'est déroulée devant nous. On se croyait dans un film. En apres midi, nous en avons profité pour faire un peu de plongée en apnée pour découvrir un tout nouveau spectacle avec des espèces tout aussi différentes. Les couleurs étaient magnifiques encore une fois. Apres 30 minutes, nous nous sommes dirigés vers le bateau, quand tout à coup, je me suis fait attaqué par un Triggerfish. Il ne cessait pas de me pourchasser et de mordre mes palmes. J'avais l'air un peu paniqué et Catherine était au loin en toute sécurité...ha ha ha. Tous les membres de l'équipage sur le bateau semblaient bien s'amuser à rire de la situation. Nous avons finalement rejoint le bateau pour regagner le port. Catherine semblait avoir beaucoup aimé sa journée, et malgré les difficultés rencontrés lors de l'épisode du masque, elle voulait continuer, mais éprouvait quelques peurs pour la suite du PADI, puisque pour obtenir la certification, il faut enlever le masque à plus de 18 mètres de pronfondeur. On a décidé de continuer au moins pour une autre journée. D'après notre professeur, une plongée équivaut à plus de 6 kilomètres de course à pied. Un dodo bien mérité est de mise après cet effort.  

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